Fin du port du masque obligatoire : "une sixième vague arrive avec un pic début avril" avertit le professeur Velly

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Ce lundi, de nombreux Français se réjouissent de pouvoir enlever le masque en intérieur. Mais s'il n'est plus obligatoire, il reste préférable de le porter pour les plus fragiles, d'autant que la 6e vague s'annonce, comme le souligne le chef du service réanimation de La Timone à Marseille.

"On est nombreux à être arrivés depuis moins d'un an, en fait on n'a connu que ça dans l'entreprise, c'est un vrai plaisir", réagit cet employé de Newton Offices à Marseille, arborant son plus beau sourire en ce premier jour de travail sans masque. Profitons-en ! Alors que l'épidémie reprend de plus belle en Chine, ce début de semaine marque pour les Français le "retour" au monde d'avant le Covid ou presque...

Plus de masque obligatoire en intérieur (sauf en Ehpad et dans les transports en commun) et plus de pass vaccinal pour aller se payer un café... le virus circule toujours, mais la tension dans les services de réanimation retombe et justifie cet assouplissement du protocole sanitaire. 

"Il n'y a pas d'obligation à l'enlever", souligne cependant le professeur Velly, chef du service réanimation à l'hôpital de la Timone à Marseille, chaque citoyen peut juger de son risque vis-à-vis de la maladie et peut être amené s'il le veut à continuer à porter le masque". 

La remontée de l'incidence avec le variant BA2 

La fin du port du masque obligatoire ne doit être synonyme de relâchement total face au Covid-19 qui n'a pas encore dit son dernier mot.

"On voit l'Omicron classique, le BA1, qui s'effondre, en fait la baisse d'incidence, le plateau et maintenant la remontée, c'est le BA2, qui comme en Finlande comme au Danemark comme en Angleterre, qui est en train d'augmenter", met en garde le professeur Lionel Velly, 

Comme partout ailleurs, il a constaté une baisse des admissions en services de soins critiques depuis l'arrivée du variant Omicron. 

"Il génère 80 % de moins de forme critique, explique-t-il. En revanche il y a toujours des patients qui sont hospitalisés, et malheureusement il y a toujours cette population de patients fragiles avec des immunossupresseurs, qui sont à très haut risque de faire des formes graves et qui doivent maintenir le port du masque FFP2". 

Les immunossupresseurs sont les médicaments utilisés par les patients atteints de maladies auto-immunes pour faire baisser leurs immunités afin d'atténuer justement les effets. De ce fait, les patients sont plus à risque que les autres.

Conserver les gestes barrières

Selon le professeur Velly, il ne faut pas perdre de vue que l'épidémie n'est pas finie et même sans masque, il faut conserver les gestes barrières.

"Il ne faut pas se le cacher une sixième vague arrive, on sait qu'elle va avoir un pic vers début avril, bien moins importante que celle qu'on a observé en janvier, avec moins d'hospitalisations puisque moins de contaminations par jour, c'est ce que nous dit l'institut Pasteur, indique le professeur Velly, mais il ne faut pas oublier qu'actuellement il y a toujours 2000 Marseillais qui sont contaminés par ce nouveau variant".

Le professeur marseillais recommande ainsi à tous ceux qui sont en contact avec de nombreuses personnes dans leur travail de conserver le masque, comme les chauffeurs de taxi. 

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