L'amour après 60 ans, "On a construit quelque chose, on est arrivés à construire une famille"

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Écrit par Chloë Arzouni .

Contrairement aux idées reçues, l'amour n'a pas d'âge. C'est ce qui ressort d'une étude publiée ce jeudi 29 septembre. L'association Les Petits frères des pauvres veut démontrer que la vie intime des aînés est un sujet "normal", que l'amour, l'épanouissement et le désir peuvent exister jusqu'au bout.

A l'occasion de la sortie d'une étude sur la sexualité des personnes âgées, nous sommes allés à la rencontre d'un couple.

Claude et Martine ont 72 et 69 ans. Ils se sont rencontrés il y a plus de 20 ans. Ils ont construit ensemble une deuxième vie après un premier mariage. "On a construit quelque chose, on est arrivés à construire une famille", se félicite Martine. Ils avaient chacun deux enfants. Pour eux désormais, ils ont "quatre enfants et dix petits enfants", explique le couple à Fabien Farge et Michaël Flores, nos journalistes sur place.

Une vie intime épanouie

Martine décrit volontiers leur vie intime. "Il y a beaucoup de tendresse, beaucoup de partage, nous sommes très tactiles… Après ce n'est pas comme quand on avait quarante ans mais c'est une continuité. Notre vie intime elle est très intense, on partage beaucoup de choses, beaucoup de plaisir, y compris du plaisir physique. Moins régulièrement que lorsqu'on était jeunes mais on est toujours contents d'être ensemble et on s'en félicite."

Une relation qui perdure et un désir qui ne s'essouffle pas, malgré l'âge. "Ca existe, ça ne s'arrête pas, avec un rythme qui s'adapte à l'âge, à tous les niveaux je veux dire, reconnaît Martine. Mais ça existe toujours et c'est très bien que ça perdure car c'est quelque chose de très important ! Donc c'est bien que ça dure, avec des adaptations, un peu comme le sport… avec l'âge, on s'adapte !" 

La tendresse prend le pas sur la passion

Au fil du temps, la relation de Claude et Martine a changé de nature. La passion des débuts leur a permis de construire une relation solide, qui a évolué vers la tendresse. "Le physique bien sûr est moins important mais il y a toujours un attrait physique qui existe, on se connaît mieux, on sait déjà les plaisirs de l'un et de l'autre", explique Claude.

Mais plus que le désir et la passion, "c'est plutôt la tendresse qui prend le dessus, et toute la vie qui tourne autour de nous, notre famille. Le bonheur c'est ça. Le bonheur c'est un tout, nous sommes heureux de partager des choses," se réjouit le septuagénaire.

Et la clé pour entretenir cette flamme ? Pour Claude, c'est de continuer à faire chambre commune : "Le soir quand on se retrouve, on a toujours un lit à deux, on tient à avoir notre lit à deux, pour pouvoir se toucher la main quand on s'endort ou se faire un câlin ou après plus si nécessaire, si on a envie quoi… c'est l'envie qui ressort en fait. C'est cela qui nous transporte. Et en vingt ans, on a n'a pas vu passer le temps !"

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