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Marseille : belle avancée dans la recherche contre la dépression

La protéïne Elk-1 se définit comme un biomarqueur facile à suivre dans le temps et pourrait aider au diagnostic de la maladie / © Photo Marie-Agnès Pelleran/France3
La protéïne Elk-1 se définit comme un biomarqueur facile à suivre dans le temps et pourrait aider au diagnostic de la maladie / © Photo Marie-Agnès Pelleran/France3

Dans la dépression, un patient sur trois résiste aux traitements. Une équipe de chercheurs franco-canadiens, dont des Marseillais, vient de découvrir la protéïne impliquée dans cette résistance aux traitements. Une avancée inédite dans la connaissance de cette maladie.

Par Ghislaine Milliet

Des chercheurs du réseau FondaMental viennent de faire une grande avancée dans la compréhension de la résistance aux traitements observée chez 30% des malades atteints de dépression. 
Parmi cette équipe franco-canadienne, des scientifiques de l'Institut des Neurosciences de la Timone (APHM) de Marseille. 
Leur étude, publiée ce 7 mai dans Nature Medicine, a permis d'identifier une protéïne, la Elk-1, responsable de la résistance des patients aux traitements classiques médicamenteux. Régulant l’expression de très nombreux gènes directement au sein de la cellule, cette protéine joue un rôle important dans la modification des émotions et du comportement.
Cette découverte offre de nouvelles perspectives et stratégies thérapeutiques pour ces patients qui résistent à la quarantaine de variétés d'anti-dépresseurs existants sur le marché. 

Une aide au pronostic de la dépression

Ces travaux ont mis en évidence que la protéine Elk-1 est un biomarqueur sanguin facile à suivre au cours du temps.
"Ce marqueur pourrait être un bon indicateur du pronostic de la dépression et aider à la décision thérapeutique tel que le changement de traitement anticipé pour éviter l’échec thérapeutique", explique Raoul Belzeaux, de l'Institut des Neurosciences de la Timone à Marseille..
Cette avancée ouvre la voie au développement de nouveaux médicaments qui agiraient non plus "à l’extérieur de la cellule pour modifier l’information qui arrive à cette dernière" mais "à l’intérieur de la cellule pour modifier la façon dont l’information est traitée".
En d'autres mots, il s'agit d'un nouvel espoir pour cibler le "coeur" de la dépression.
Reportage de Valérie Chénine et Marie-Agnès Pelleran


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