Marseille : un directeur de recherche du CNRS révoqué pour agression sexuelle

Laboratoire Institut Hospitalo-Universitaire d'Infectiologie de Marseille / © France 3 Provence-Alpes
Laboratoire Institut Hospitalo-Universitaire d'Infectiologie de Marseille / © France 3 Provence-Alpes

Un directeur de recherche du CNRS rattaché à l'Institut Hospitalo-Universitaire d'Infectiologie de Marseille a été révoqué de la fonction publique le 19 octobre dernier par le conseil disciplinaire du CNRS. Il est accusé d'agression et de harcèlement sexuel sur deux femmes

Par Ludovic Moreau

Un directeur de recherche du CNRS qui exerçait au sein d'un laboratoire de l'Institut Hospitalo-Universitaire d'Infectiologie (IHU) de Marseille a été révoqué de la fonction publique, le 19 octobre dernier, par le conseil disciplinaire du CNRS. Cette décision a été publiée dans le bulletin officiel du CNRS, relayée par Marsactu et l'AFP. Dans cette affaire, deux femmes, une ingénieure et une étudiante en thèse, accusent ce directeur, l'une d'agression en 2015 et l'autre de harcèlement sexuel depuis plusieurs années, a précisé à l'AFP Cédric Bottero, co-secrétaire général de la CGT Ferc Sup de l'Université Aix-Marseille.

Des faits de harcèlement et d'attouchements sexuels

Le conseil disciplinaire du CNRS évoque dans sa décision "des agissements de harcèlement sexuel" et "des faits d'attouchements sexuels" sur une jeune étudiante étrangère placée sous la responsabilité du directeur de recherche mis en cause dans cette affaire. Il explique qu'il a "tenu de manière répétée des propos à connotation sexuelle et adopté un comportement déplacé à l'égard de certains personnels du laboratoire", notamment féminin.

Un comportement dénigrant et oppressant caractérisé notamment par des critiques répétées sur leur activité y compris devant les collègues, des insultes et des pressions

explique Alain Fuchs, président du CNRS, dans sa décision.

Les fautes commises sont incompatibles avec les responsabilités qu'il exerce en qualité d'encadrant de stagiaires

a-t-il conclut. Les deux victimes avaient porté plainte durant l'été. Le directeur de recherche avait été mis à pied début septembre, après une visite le 7 juillet du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT).

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