Marseille: l'évacuation des migrants du squat Saint-Just se poursuit

Le foyer Saint-Just, à Marseille, grande bâtisse désaffectée appartenant au diocèse, squattée par des migrants depuis le 18 décembre 2018. / © Collectif 59 / Facebook
Le foyer Saint-Just, à Marseille, grande bâtisse désaffectée appartenant au diocèse, squattée par des migrants depuis le 18 décembre 2018. / © Collectif 59 / Facebook

Après avoir squattés pendant plus de trois mois pour certains un bâtiment du diocèse de Marseille, 174 migrants mineurs non accompagnés (MNA) ont été relogés à l'hôtel jeudi, a indiqué le Conseil départemental des Bouches-du-Rhône.

Par France 3 Provence-Alpes avec AFP

Depuis le 18 décembre, à l'initiative d'un collectif d'aide aux migrants, plus de 200 personnes, dont des mineurs isolés mais aussi des familles, squattaient le foyer Saint-Just, une grande bâtisse désaffectée appartenant au diocèse.

"Les mineurs qui ont déjà une ordonnance de placement provisoire du juge sont à l'hôtel, mais aussi ceux qui sont en attente d'évaluation, et ce jusqu'à la décision finale du juge", a détaillé Anne Gautier, porte-parole du Collectif 59, qui soutient les MNA.

"La situation est plus compliquée pour les familles: aujourd'hui les propositions du conseil départemental concernant les MNA nous semblent plus acceptables que celles de la préfecture pour les familles", a nuancé Mme Gautier.

Huit nuits d'hôtel et puis après…

Selon le Collectif 59, "on ne propose à certaines familles que huit nuits d'hôtel, y compris à des femmes seules avec de tous petits enfants".

Les services de la préfecture assurent de leur côté que "des personnes vont à l'hôtel, mais pour autant de temps que nécessaire, car leur trouver une solution pérenne prend du temps".

Jeudi, six familles ont été orientées vers des dispositifs asile transitoire réservés pour elles et huit autres ont eu une proposition de nuitées en hôtel, "le temps de pouvoir leur proposer un hébergement plus pérenne", selon la préfecture.

Pas d'évacuation policière du squat Saint-Just

Le diocèse, qui vient de vendre le bâtiment à un institut de formation pour devenir le lieu de formation des futurs travailleurs sociaux., n'a pas ouvert de procédure judiciaire à l'encontre des squatteurs, ce qui exclut une évacuation policière du site, selon une source proche du dossier.

Cette même source s'est inquiétée de "l'arrivée d'autres migrants dans le bâtiment, s'il n'y a pas de cadre juridique, ce qui rendrait la situation très compliquée".

Jeudi soir, seule une trentaine de personnes s'apprêtaient encore à passer la nuit au foyer Saint-Just selon la préfecture.
 

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