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Effondrement à Marseille : une propriétaire qui souhaitait rentrer chez elle déboutée

La rue Jean Roque à l'angle de la rue d'Aubagne où les trois immeubles se sont effondrés le 5 novembre. / © VALLAURI Nicolas/Maxppp
La rue Jean Roque à l'angle de la rue d'Aubagne où les trois immeubles se sont effondrés le 5 novembre. / © VALLAURI Nicolas/Maxppp

Le tribunal administratif a débouté mardi la propriétaire d'un logement, qui souhaitait regagner son appartement situé dans le périmètre de sécurité établi après l'effondrement de trois immeubles, le 5 novembre à Marseille.

Par AV, GB avec AFP / France 3 Provence-Alpes

Cette habitante du 8 rue Jean Roque réclamait en référé la suspension des deux arrêtés pris par la mairie les 11 novembre et 5 décembre pour interdire l'accès et l'occupation des immeubles compris dans cette zone d'exclusion.

Son défenseur Me Pierre Le Beller estimait que ces arrêtés municipaux constituaient une atteinte disproportionnée à la liberté d'aller de sa cliente, à son droit au logement et à sa dignité. Evacuée depuis le 8 novembre de chez elle, cette femme âgée de 68 ans est accueillie depuis chez des amis.

Des arrêtés "proportionnés au danger"

Dans son ordonnance, le juge considère à l'inverse que les arrêtés attaqués sont "proportionnés au danger présenté par la situation alors que la cause du sinistre survenu le 5 novembre n'est pas connue à ce jour" et qu'ils "ne portent pas une atteinte grave et manifestement illégale à l'exercice par la requérante d'une liberté fondamentale".

Elle fait partie des 1604 personnes évacuées depuis l'effondrement de trois immeubles dans la rue d'Aubagne à Marseille. 
 

5 immeubles réintégrés

Dans le périmètre de la rue d'Aubagne, seuls cinq immeubles ont été réintégrés sur décisions d'un collège d'experts. "Avant de remettre ces gens à 80 mètres du lieu des effondrements, on veut des certitudes", a expliqué Me Olivier Grimaldi, défenseur de la commune.

La crainte majeure reste un effondrement par effet domino.

 La mairie de Marseille s'est engagée à reloger à l'hôtel cette sinistrée, ce qu'elle refusait jusqu'à présent, selon elle. Le juge acte l'engagement de la ville de Marseille précisant dans son ordonnance "que son chat qui ne peut être accueilli en hôtel, serait recueilli à titre provisoire par la société protectrice des animaux".

    

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