Marseille : le membre du Collectif du 5 novembre jugé pour violence volontaire en réunion

200 personnes se sont rassemblées cet après-midi devant le commissariat de Noailles. Elles réclament la libération d'un membre du collectif du 5 novembre, placé en garde à vue / © Collectif du 5 novembre
200 personnes se sont rassemblées cet après-midi devant le commissariat de Noailles. Elles réclament la libération d'un membre du collectif du 5 novembre, placé en garde à vue / © Collectif du 5 novembre

Depuis lundi 16 septembre, Kevin Vacher, membre actif du Collectif du 5 novembre, était placé en garde à vue, dans les locaux du commissariat de Noailles. Il a été libéré hier soir à 18 h et sera jugé en janvier pour violence en réunion. Deux plaintes avaient été déposées contre lui.

Par Ludovic Moreau

A 14 h, ce mardi, plus de 200 personnes s'étaient rassemblées devant le commissariat de Noailles, dans le 1er arrondissement de Marseille. Elles réclamaient la libération de Kevin Vacher, l'un des leaders du Collectif du 5 novembre.

Il a été placé en garde à vue lundi soir, après deux plaintes déposée contre lui. La garde à vue a été prolongée pour une raison encore inconnue, mais il a finalement été libéré hier soir, vers 18 h. Il sera jugé le 30 janvier prochain, pour violence volontaire en réunion.

Le collectif dénonce une "tentative d'intimidation et de criminalisation (des) luttes", qui "ne fait que renforcer (sa) détermination à continuer son action pour la justice et au service des délogés".
Kevin Vacher et des militants du Collectif du 5 novembre, devant le Palais de justice de Marseille. / © C5N
Kevin Vacher et des militants du Collectif du 5 novembre, devant le Palais de justice de Marseille. / © C5N

Selon le collectif, le 9 septembre dernier, après l'évacuation de l'immeuble situé au 36 rue Curiol, propriété de Marseille Habitat, 21 personnes se sont retrouvées à la rue "illégalement".

Deux jours plus tard, le mercredi 11 septembre, les délogés accompagnés par le Collectif du 5 novembre ont occupé les locaux de Marseille Habitat. Le lendemain, la police se serait présentée au domicile de Kevin Vacher, pour lui signifier une convocation au commissariat.

Toujours selon le collectif, Kevin Vacher a été placé en garde à vue, à la suite de deux plaintes. L'une déposée par une employée de Marseille Habitat, qui aurait déclaré avoir été blessée au doigt, lors de l'occupation des locaux et une autre, par Marseille Habitat.

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