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Marseille : les surveillants de prison manifestent en soutien à leurs collègues blessés par un détenu

Début mars, les surveillants manifestaient devant les Baumettes après l'agression d'un des leurs à la prison de Condé-sur-Sarthe / © Jean-Louis Boudart
Début mars, les surveillants manifestaient devant les Baumettes après l'agression d'un des leurs à la prison de Condé-sur-Sarthe / © Jean-Louis Boudart

La plupart des centres de détention de la région sont bloqués ce matin. Au Pontet, à Luynes, aux Baumettes, à Draguignan ou La Farlède, les surveillants manifestent en soutien à leurs collègues blessés mardi, par un détenu radicalisé. Ils demandent une réunion d'urgence avec leur ministre.

Par Ludovic Moreau

Depuis 6H00 ce matin, 120 surveillants pénitentiaires sont rassemblés devant la prison des Baumettes à Marseille.

Ils ont répondu à l'appel d'une intersyndicale ( CGT, FO, Ufap et SPSD). Ils manifestent en soutien à leurs collègues blessés à l'arme blanche, mardi, par un détenu radicalisé.

Les agents étaient déjà mobilisés depuis le mois de novembre pour demander des renforts de personnels et une valorisation des salaires, mais les négociations n'avancent pas. Ils demandent une réunion en urgence avec la ministre de la Justice.

On risque notre vie tous les jours et notre seule arme, c'est un sifflet,

s'insurge Catherine Forzi, responsable Force Ouvrière aux Baumettes.
 
Environ 120 surveillants pénitentiaires sont rassemblés devant le centre de détention des Baumettes / © Jean-Louis Boudart
Environ 120 surveillants pénitentiaires sont rassemblés devant le centre de détention des Baumettes / © Jean-Louis Boudart

Mardi 5 mars, un détenu radicalisé de la prison de Condé-sur-Sarthe, dans l'Ornes, à grièvement blessé à l'arme blanche, deux surveillants. Retranché avec sa compagne dans une Unité de Vie Familiale (UVF), les hommes du Raid sont intervenus pour interpeller l'individu.

Au cours de cette opération, le détenu a été blessé et sa compagne est décédée, à la suite d'une blessure par balle. La femme est soupçonnée d'avoir remis à son conjoint, un couteau en céramique, indétectable par les barrières de sécurité.

Des agressions, il y en a pratiquement deux par jour aux Baumettes, heureusement, on arrive à gérer la situation en générale. On n'en parle peu, mais hier soir à Château-Thierry, un collègue a failli se faire égorger par un détenu,

précise Catherine Forzi.

Depuis ce matin, la plupart des centres de détention de la région sont bloqués, pas de parloir, pas de transfert.

Aujourd'hui, rien ne rentre, rien ne sort,

a conclu l'élue Force Ouvrière.

Reportage : Jean-Louis Boudart et Francis Di Cesare

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