Présidentielle 2022 : en visite dans le Vaucluse Valérie Pécresse veut "ressortir le kärcher de la cave" et "traquer les caïds"

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En déplacement jeudi 6 janvier dans le Vaucluse avant son premier meeting de campagne à Cavaillon, la candidate Les Républicains Valérie Pécresse a mis la sécurité au coeur de son discours et indiqué vouloir "ressortir le kärcher de la cave".

Valérie Pécresse persiste et signe. Après son entretien à "La Provence" publié mercredi soir, la candidate Les Républicains à la présidentielle a une nouvelle fois jeudi repris une expression de Nicolas Sarkozy de 2005 pour parler de la sécurité.

"Il faut ressortir le kärcher, il a été remisé à la cave par François Hollande et Emmanuel Macron depuis dix ans", a déclaré Valérie Pécresse lors d'une visite de campagne dans le Vaucluse, reprenant à son compte la célèbre sortie du ministre de l'Intérieur de l'époque après la mort d'un enfant de 11 ans à la Courneuve en 2005.

"Aujourd'hui, il est temps de nettoyer les quartiers, et il faut traquer les caïds, les voyous, les criminels, les dealers, c'est eux qu'il faut harceler, c'est eux qu'il faut punir, c'est eux qu'il faut priver de leur citoyenneté", a ajouté la candidate LR à la présidentielle, en campagne dans le Vaucluse.

Des quartiers devenus des "zones de non France"

Valérie Pécresse dit vouloir "nettoyer tous ces quartiers qui sont devenus des zones de non-droit, même parfois des zones de non-France".

Evoquant la main mise des trafiquants dans des cités comme à Cavaillon, elle affirme : "y aura pas dans ma République de quartiers dans lesquels les dealers tiennent le haut du pavé"'.

La candidate de la droite promet de "réaliser 20.000 places supplémentaires de prison". 

Elle promet aussi "des résultats tout de suite" en ouvrant des centres de détention provisoire dans des bâtiments désaffectés pour les primo condamnés et les courtes peines sous bracelets électroniques "qui sont devenus le trophée des caïds".

En surenchérissant sur le thème de la sécurité, la candidate LR entend bien creuser l'écart avec les deux candidats d'extrême droite Marine Le Pen (RN) et Eric Zemmour (Reconquête!).

Tous les trois sont dans un mouchoir de poche dans les derniers sondages (autour de 14-16%) pour accéder au second tour face à Emmanuel Macron.

Le président sortant est toujours donné favori avec un score stable depuis des mois entre 23 et 25% au premier tour.