Municipales 2020 : qui sont les candidats déclarés à la mairie de Marseille

Qui s'assiera dans le fauteuil de Jean-Claude Gaudin à la mairie de Marseille en 2020? / © VALérie Vrel/MaxPPP
Qui s'assiera dans le fauteuil de Jean-Claude Gaudin à la mairie de Marseille en 2020? / © VALérie Vrel/MaxPPP

Les 15 et 22 mars 2020, les Marseillais désigneront leur nouveau maire. Qui sont les dix candidat(e)s déclaré(e)s à la succession de Jean-Claude Gaudin, maire depuis 1995, et qui ne se représente pas à un cinquième mandat.

Par AV, LB, SC

Samia Ghali, 51 ans (DVG)

Elue sous la bannière socialiste en 2008, la sénatrice des quartiers nord a créé son propre mouvement en juillet dernier sans se déclarer candidate à la mairie de Marseille. Le 8 décembre, elle a officialisée sa candidature.

Son mouvement "Marseille vant tout" revendique 6 000 adhérents locaux. Entreé au conseil municipal à 33 ans, dans l’opposition à la majorité municipale de Jean-Claude Gaudin, elle rappelle qu'elle a "toujours lutté farouchement contre sa politique, contre sa vision fracturée et déséquilibrée de Marseille qui ont conduit à tant d’injustices, d’inégalités et de dysfonctionnements dans notre ville."

Yvon Berland, 68 ans (LREM)

La fin du suspens à LREM. L'ancien président de l'Université Aix-Marseille doit être investi lundi 9 décembre pour mener la liste présidentielle aux municipales de mars 2020 à Marseille. L'information, révélée par Le Point, a été corroborée par plusieurs autres sources proches du dossier.

Le 6 décembre dernier, dans un communiqué publié sur son compte Twitter, Yvon Berland annonçait qu'il respecterait scrupuleusement la décision de la commission nationale d'investiture (CNI).

Yvon Berland avait annoncé en juillet sa candidature à l'investiture de La République en Marche. L'ancien praticien pense pouvoir traiter les maux de la ville.

"Il y a des urgences sur l'habitat, des urgences écologiques, il y a des urgences sur la jeunesse, il va falloir traiter ces urgences, estime-t-il, et puis il va falloir donner à cette ville une véritable ambition, faire de cette ville non pas une petite ville de province mais une ville à l'échelle européenne". 

Martine Vassal, 57 ans (LR)

Adoubée par Jean-Claude Gaudin, la présidente de la métropole Aix-Marseille-Provence et du département des Bouches-du-Rhône a été officiellement investie par LR le 27 novembre.

Depuis plusieurs mois, Martine Vassal prône un "grand changement" et multiple les appels à "un grand rassemblement avec tous ceux et toutes celles qui aiment Marseille et sa métropole et qui veulent faire rentrer Marseille et sa métropole dans une vraie dynamique pour les 20 à 30 ans à venir".

Sous le hashtag #MarseilleChange, la "non-candidate" annonce "l’ère d’une nouvelle ambition pour la deuxième ville de France" comme dans ce clip de campagne.

Bruno Gilles, 58 ans (LR)

Candidat malheureux à l'investiture de son parti, le président de la Fédération LR des Bouches-du-Rhône n'en sera pas moins "candidat jusqu'au bout". Bruno Gilles a été le premier dans les starting-blocks à droite pour la course à la mairie dès le mois de septembre dernier.

"C'est pour moi une déception. Plus encore un véritable crève-coeur". Moi qui ai tant servi nos idées, nos combats. Porté tant de victoires. Je prends acte de cette décision de ma famille politique que j'ai pourtant toujours servieavec fidélité et loyauté pendant près de 40 ans, a réagi le sénateur, et maire honoraire des 4-5.

Stéphane Ravier, 49 ans (RN)

Porté à la mairie des 13-14 par la vague FN de 2014, le sénateur RN espère qu'en 2020 le courant le portera jusqu'au Vieux Port. Les derniers résultats des Européennes confortent ses espoirs. Le Rassemblement national est arrivé en tête à Marseille (26 %).

Stéphane Ravier est déjà en campagne depuis plusieurs semaines sur ses thèmes de prédilection, relayé sur les réseaux sociaux par ses soutiens comme sur le compte Twitter de la conseillère régionale @EléonoreBez pour ses 7000 abonnés.

Saïd Ahamada, 46 ans (LREM)

Le député des quartier nord était depuis le mois de juin, le seul candidat déclaré sous les couleurs de La république en Marche. Le porte-parole du groupe LREM à l'Assemblée nationale "veut construire une alternative crédible de rassemblement face à ceux qui ont géré la ville" et mener cette bataille avec les écologistes et la société civile. 

"En 2020, on aura un moment historique (..) dans le sens où on aura une occasion comme cela s'est rarement présenté à Marseille de faire un vrai renouvellement dans cette ville et d'offrir un choix aux Marseillais", a-t-il déclaré lors de sa conférence de presse postée le 17 juillet sur sa page Facebook : 

Saïd Ahamada a annoncé officiellement sa candidature le 19 novembre, sans attendre la décision de la commission d'investiture LREM. 

"On nous a dit d’abord que le candidat LRM devait sortir avant l’été, puis en juillet, puis à la rentrée. Aujourd’hui, nous sommes en novembre, et on nous parle de décembre ! Il reste 117 jours pour construire l’arc progressiste que tout le monde appelle de ses vœux. Cela nécessite qu’on sorte du bois, sinon on n’y arrivera pas"

Jean-Philippe Agresti, 44 ans (SE)

Jean-Philipe Agresti sera-t-il candidat sans le soutien de LREM si Yvon Berland lui est préféré ? Ami du couple Macron, le doyen de la faculté de droit d’Aix-en-Provence, n'a pas sa carte à LREM.

Il avait annoncé le mardi 3 novembre sa candidature à la mairie de Marseille, tout en demandant "le soutien" de LREM. "Ce n'est pas un appel à l'investiture", avait-t-il précisé. 
Jean-Philippe Agresti avec Brigitte Macron en visite à la cité Felix Pyat le 13 juin 2019. / © David Rossi/MaxPPP
Jean-Philippe Agresti avec Brigitte Macron en visite à la cité Felix Pyat le 13 juin 2019. / © David Rossi/MaxPPP
A quelques heures de la décision officielle de LREM, Jean-Philippe Agresti continue de faire campagne sur les réseaux sociaux : 

Sébastien Barles (EELV)

Après avoir hésité à participer à une union de la gauche, les militants EELV ont finalement voté début octobre pour une stratégie autonome.

Sébastien Barles, ex-assistant parlementaire européen, enseignant et Docteur en droit public, a été désigné pour être tête de liste du "Debout Marseille". 
"Le but, c'est de mettre l'urgence écologiste au cœur de la campagne des municipales à Marseille. On veut poser le primat de l'écologie et ce n'est pas le cas dans les discussions qu'on avait avec nos partenaires de la gauche".

Michel Pinard, 65 ans (SE)

Ancien consul et ambassadeur à la retraite, Michel Pinard se lance dans la bataille des municipales à Marseille en candidat indépendant avec son "Projet Marseille 2020".

Son ambition est de "reprendre cette ville en main, fermement, éradiquer ses maux, sans faiblir, mobiliser les talents, les compétences et les bonnes volontés de tous les habitants, exaspérés par tant de gâchis, tant de gabegie, tant d’incurie, tant d'abandon".

Christophe Madrolle, 54 ans 

Passé par les Verts et le Modem avant de fonder l'Union des Démocrates et des Ecologistes, le conseiller des 4e et 5e arrondissements de Marseille s'est lancé dans la bataille des municipales dès 2018, se présentant comme un social démocrate réformiste. 

Christophe Madrolle, qui a soutenu officiellement la liste « Renaissance » autour de La République en marche aux Européennes rêvait d'une alliance avec les marcheurs pour les municipales de 2020. Une position qui a relancé la lutte fraticide qui secoue l'UDE, entre le camp de Christophe Madrolle et celui de Jean-Luc Bennahmias, l'autre figure marseillaise du parti qui a démissionné.

Dans ce contexte assez confus, Christophe Madrolle continue de faire campagne pour sa liste "Les écologistes":

Reste à savoir si Christophe Madrolle ira au bout de sa campagne où s'il "convergera" vers une autre liste d'ici mars prochain. 

 

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