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Santé : l'asthme, “un fardeau à vie” pour les malades

Test respiratoire / © Christelle BESSEYRE et Isabelle Catinaud
Test respiratoire / © Christelle BESSEYRE et Isabelle Catinaud

Ce mardi 7 mai est la journée mondiale de l'asthme. Quatre millions de Français souffrent de cette maladie respiratoire et ce chiffre est en constante augmentation en raison d'un environnement de plus en plus pollué.

Par Ludovic Moreau

La journée mondiale de l'asthme est organisée chaque premier mardi du mois de mai. En France, c'est la 20e édition. Cette maladie chronique touche quatre millions de Français, 10% des adultes et 20% des enfants.

Ne parlez plus de "crise d'asthme" mais d'asthme aigu grave. Un malade qui souffre d'asthme est asthmatique toute sa vie, même s'il n'y a pas de symptôme

tient à préciser le professeur Pascal Chanez, chef du service de la clinique des bronches, de l'allergie et du sommeil à l'Hôpital Nord de Marseille.

Lorsque la maladie est dans sa phase "d'exacerbation", elle peut conduire aux urgences ou à la mort. L'asthme est responsable de près de 1000 décès par an en France. 

Vous vous souvenez de Charlotte Coleman, cette actrice britannique qui jouait le rôle de Scarlett dans le film "4 mariages 1 enterrement" ? Elle est morte à son domicile de Londres par une exacerbation de l'asthme, elle n'avait que 33 ans.


Une épée de Damoclès

Souffrir d'asthme est un fardeau pour les malades. "On nait avec la susceptibilité de souffrir d'asthme, avec "une épée de Damoclès" tout au long de sa vie. On ne peut pas sortir comme on veut ni faire du sport, on est très vite essoufflé" indique le professeur Chanez. L'environnement, la pollution des particules fines, notamment des bateaux ou encore du tabac, aggrave la maladie, irrite les poumons et favorise l'exacerbation.


Les biothérapies

Aujourd'hui, il n'existe pas de médicament pour guérir de l'asthme. Les traitements sont symptomatiques ; dès qu'on les arrête, les symptômes peuvent réapparaître. "Il est très important de ne pas interrompre les traitements de fond, même si on a l'impression que tout va bien" insiste le pneumologue. 

Depuis quelques temps, dans sa clinique des bronches à l'Hôpital Nord, le professeur Chanez expérimente les biothérapies. Ces traitements sont destinés à remplacer les corticoïdes et autres anti-inflammatoires. Leur action est très spécifique sur la maladie et a moins d'effets secondaires.

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