VIDEO. Marseille : un job dating géant au Vélodrome, des milliers d'offres à pourvoir

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Écrit par Loïc Perrier

Plusieurs milliers d'offres et une cinquantaine d'employeurs: Ce vendredi se déroule un job dating dans les salons du stade. Un moment stratégique pour les entreprises, dans une période de reprise après la crise sanitaire.

"Bonjour, c'était pour savoir si vous aviez des postes..." L'approche est timide, mais elle a le mérite d'être claire. Au Vélodrome à Marseille, ce vendredi, se déroule toute la journée un job dating, c'est-à-dire un temps d'échange entre entreprises et demandeurs d'emploi. Il y a, dans la région, des milliers de postes non pourvus.

"C'est pour chercher un petit job d'été", explique un candidat. "Je me suis un peu entrainé et disons que c'est plus facile d'être en contact direct avec l'employeur que par téléphone, je me sens plus à l'aise devant la personne."

D'autres comme Frediano, espèrent que cette rencontre pourra leur "ouvrir des portes". "Je viens d'un BTS chaudronnerie industrielle et j'ai vu que cette entreprise faisait de la maintenance nucléaire et aussi de la maintenance navale, donc c'est une entreprise qui m'intéresse."

Le jeune homme reconnait qu'il y a beaucoup d'offres. "Je sais que n'aurai pas de difficulté à m'intégrer dans la vie professionnelle."

Un "avant" et un "après" covid

Et pour cause la crise du Covid 19 a rebattu les cartes. Certains professionnels le reconnaissent et Florian Gozlan est de ceux-là, lui, qui ne cache pas son "plaisir de recréer du contact avec les candidats."

"Là, on est content, on voit des candidats, on voit des jeunes, ça été compliqué l'après-Covid, c'est compliqué de redémarrer."

Son entreprise, Foselev, un acteur majeur dans le secteur du BTP recrute " on a beaucoup de mal à recruter sur tous les secteurs un peu partout en France." Il constate "un manque de main d'œuvre surtout sur des métiers qualifiés et les métiers technique".

Le recruteur voit "une grosse différence" avec les job dating d'avant la crise sanitaire. "On est dans une situation où on a presque plus d'offres que de candidats donc il faut être attractif et s'adapter."

Les sujets de conversation aussi ont changé selon Florian.

"Il y a beaucoup de questions sur les conditions de travail et les avantages. Les jeunes ont envie de travailler, mais ils ont envie de travailler différemment. C'est à nous de nous adapter et proposer des choses nouvelles."