FRISE INTERACTIVE. Retour sur les règlements de comptes marseillais

26 morts par balles depuis le début de l'année dans la région marseillaise. Depuis un mois, la série est particulièrement sanglante avec dix morts par arme à feu depuis le 7 août. Avec notre frise interactive, nous revenons sur chacun de ces réglements de comptes depuis 4 ans.

Par Karine Bellifa

Depuis un mois, la région marseillaise connaît une série particulièrement sanglante 10 personnes ont trouvé la mort par arme à feu dans le département depuis le 7 août. Dernier en date, un homme âgé de 24 ans tué de deux balles de kalachnikov dans la tête samedi matin devant une discothèque de Rognac. Deux jours plus tôt, jeudi, un homme de 35 ans était tué par balle à Marignane alors qu'il rentrait chez ses parents.

Un guet-apens un matin en pleine ville

L'épisode le plus spectaculaire de cette série a eu lieu le 7 août, quand deux jeunes hommes sont tombés dans un guet-apens vers 10H00, non loin du centre-ville: au volant de deux voitures, l'un est tué dans son véhicule et l'autre dans la rue, alors qu'il prend la fuite. Tous deux tombent sous les balles d'une kalachnikov, devenue le symbole de ces homicides sur fond de lutte entre clans liés au trafic de drogue. Dans tous ces cas, les enquêteurs privilégient la thèse du règlement de comptes sur fond de trafic de stupéfiants et de rivalités entre bandes.

N'importe où, n'importe quand 

"Ces règlements de comptes, on a beaucoup de mal à les prévenir, ça peut arriver n'importe où, n'importe quand", expliquait la semaine passée David-Olivier Reverdy, du syndicat de police Alliance. Les autorités imputent en partie la recrudescence de ces règlements de compte à la multiplication des opérations de démantèlement des réseaux de trafic de drogue, implantés dans les cités des quartiers populaires de la ville et en forte concurrence.

Tous les homicides par balles ne sont pas classés dans la catégorie des règlements de comptes : le 31 août, un père de famille né en 1977, était atteint de plusieurs balles dans le 13e arrondissement de Marseille alors qu'il arrivait chez lui, à moto. Les enquêteurs privilégient un différend d'un autre
ordre à l'origine de ce meurtre. De même, les enquêteurs ne retiennent pas l'hypothèse d'un règlement de comptes sur fond de narco-banditisme, dans un homicide commis aux Pennes-Mirabeau, le 26 août: un corps avec six impacts de balles avait été retrouvé dans une voiture incendiée.

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