Marseille : la police scientifique dans la rue

Publié le Mis à jour le
Écrit par Ghislaine Milliet .

A l'appel de plusieurs syndicats de police, des centaines d'agents sont descendus dans les rues de nombreuses villes de France, comme Marseille, pour revendiquer un statut adapté à leurs contraintes. Selon les syndicats, la grève a été suivie par 80 % des agents du territoire.

Les "experts" de la police scientifique en ont assez. A l'appel de leur intersyndicale, ils se sont mis en grève aujourd'hui et sont descendus dans les rues de plusieurs villes de France. A Marseille, ils étaient près de 200 à manifester leur mécontentement devant la Préfecture. Comme leurs collègues des autres régions de France, ils réclament "un statut spécial adapté aux contraintes" de leur métier.



Plusieurs syndicats de police (SNPPS-Unsa, Snapatsi-CFE-CGC et Snipat-FO) estiment que les 2.250 agents de la police technique et scientifique "subissent depuis de nombreuses années des contraintes similaires à celles des policiers actifs sans en avoir le statut".

Certains portaient autour du cou un ruban de plastique jaune et noir et ont dessiné une scène de crime devant la préfecture.

"La police technique et scientifique est de plus en plus sollicitée au quotidien. On fait des milliers et des milliers de prélèvements annuels. On nous envoie de plus en plus sur le terrain.

On nous dote d'un gilet pare-balles mais en contrepartie, on n'obtient rien"



a expliqué Christophe Abraham, secrétaire national SNPPS-Unsa.

"On est policiers sans avoir le statut, sans en avoir la reconnaissance", a-t-il ajouté.

"On veut un nouveau statut qui prenne en compte nos contraintes et nous permette d'avoir les mêmes avantages que n'importe quel flic",s'est exprimé un représentant du Snipat-FO. Avant de reprendre :



."Aujourd'hui on part seul sur le terrain, on se retrouve seul sur des scènes de crime sans aucune protection et on n'a aucun avantage au niveau de la retraite et des salaires plus faibles."



Le coût de cette avancée statutaire serait de 20 à 25 millions d'euros par an pour l'Intérieur, selon Philippe Capon, secrétaire général de l'Unsa-Fasmi, présent à Lyon.



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