Mondial La Marseillaise à pétanque : qui arrêtera Dylan Rocher ?

Une de plus ! La triplette de Dylan Rocher, Stéphane Robineau et Henri Lacroix ont encore infligé une sévère fanny à leurs adversaires, dépassés par un niveau de jeu énorme ! Du coup, on ne voit pas quelle équipe peut lutter face cette dream team. ►Revoir la partie ici

Par Frédéric Guillout

Injouables, pas d'autre mot. Ces trois là, Rocher, Robineau, Lacroix sont injouables. Leurs statistiques frôlent la folie : six parties, 5 tôles, un seul point engrangé. Du jamais vu encore ici, à ce niveau de la compétition. Ils étaient déjà favoris au lancement de cette 56 ème édition, mais là, ils ont encore franchi un palier : on les regarde maintenant jouer comme des modèles de la pétanque. Et l'on se régale !

Robineau, ce pointeur qui met la table

On s'attendait à une partie disputée, elle n'a duré que cinq mènes. Pourtant en face, c'était du lourd : Aimé Courtois et Laurent N'Guyen, finalistes l'an dernier, associés à Yoan Francone. On pouvait raisonnablement penser à un bras de fer solide et disputé, mais en à peine 30 minutes, la messe était dite. D'un côté, l'équipe Courtois a perdu quelques boules, et de l'autre la triplette Rocher a joué quasiment à plein. Stéphane Robineau d'abord. Alors forcément, il est pointeur, et les pointeurs, c'est moins spectaculaire que les tireurs. De plus, le public et les  connaisseurs le mettent forcément dans l'ombre tutélaire de Rocher et Lacroix. Pourtant, quand on se penche sur la partie, force est d'admettre que Robineau reste un pointeur qui met la table à ses collègues. Il a encore quasi tout mis dans le but. Alors ça use le tireur adverse, et ça met ses partenaires en confiance. Et quand Dylan Rocher est en confiance, c'est un massacre : 10 tirs, un seul trou, 6 carreaux ou reculs et 3 tirs cadrés. Terriblement efficace. Suffisament en tout cas pour faire 5 pôints dès la première mène, puis 3 de plus mène suivante, après un trou et une chiquette de Laurent N'Guyen. Huit à zéro en deux mènes, c'est déjà bien mal engagé pour l'équipe Courtois.

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La troisième mène a permis de constater  ( et confirmer ) la classe de Henri Lacroix. Après le 1er et seul trou de Dylan, Monsieur Lacroix, champion d'Europe et du Monde tête à tête, envoyait un recul de toute beauté qui a bien gêné Yoan Francone et Laurent N'Guyen. Tellement gêné même qu'ils perdaient quatre boules au point, dans cette mène où ils auraient pu marquer et recoller au score. Un point pour Rocher, et 9 à 0.
Quatrième mène, et nouvelle démonstration de Dylan : après un trou et un tir pas cadré de Laurent N'Guyen, la contre-attaque de Rocher donne la piquette : deux frappes cadrées, dont un carreau. Là, Henri Lacroix n'a pas été aussi efficace qu'à l'accoutumée : il avait deux tirs à trois, et a manqué double. Mais son équipe avait tout de même 2 points à terre, et inscrivait 11 à 0 au score. Lors de la cinquième et dernière mène, l'équipe Courtois tentait de se donner un électrochoc. Yoan Francone prenait le tir, et Laurent N'Guyen passait milieu. Mais hélas pour eux, après un trou puis une frappe de Francone, Dylan posait un nouveau carreau près du but. Là, à 0-11, trois boules en main contre quatre et le point à terre pour Rocher, Laurent N'Guyen prenait la stratégie qui s'impose : frapper le but. Mais il le manquait double, et l'équipe d'Aimé Courtois tombait sous la loi implacable de Rocher. Et l'on se dit que pour les tomber, il faudrait jouer 8 boules par mène. Et cela, même en cette miraculeuse Marseillaise, ça ne peut pas arriver.

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