Procès du 13-Novembre : Darmanin appelle la préfecture des Bouches-du-Rhône à la vigilance face au risque attentat

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Écrit par Clara Lalanne avec AFP

Le ministère de l'Intérieur a appelé plusieurs préfectures de police dont celle des Bouches-du-Rhône à un "haut niveau de vigilance" pendant le procès des attentats du 13-Novembre. Certains lieux classés sensibles, comme les lieux de culte, seront particulièrement surveillés dans les mois à venir.

Le télégramme a été adressé lundi 6 septembre aux préfets de police de Paris, des Bouches-du-Rhône, et des zones de défense de métropole et d'outre-mer. En marge du procès des attentats du 13-Novembre, le ministère de l'Intérieur requiert de leur part une "vigilance collective [...] totale" face aux menaces d'actes terroristes internes ou externes. 

Le procès des attentats de janvier 2015, qui s'est tenu à la même période l'année passée, avait été l'occasion d'une "succession d'attaques sur le territoire national", contre les anciens locaux de Charlie Hebdo à Paris d'abord, puis à l'encore de Samuel Paty ensuite, assassiné à la mi-octobre. 

Interrogé dans la matinale de France Inter, Gérald Darmanin a précisé que "la menace terroriste en France [était] particulièrement élevée", d'autant plus "lors de moments particuliers [...] comme le procès des attentats, où la pression médiatique, politique est sur le focus de l'islamisme radical". 

"Vous mobiliserez en conséquence les forces de sécurité intérieure pour une présence visible et dissuasive", précise le ministre dans cette note, sans insister sur une menace précise mais parlant bien de vigilance globale. 

La préfecture de police des Bouches-du-Rhône, de son côté, confirme que les lieux considérés comme "sensibles" maintiendront un niveau de vigilance élevé. Il s'agit, par exemple, de certains "lieux de cultes, d'enseignement ou de grands rassemblements".

Sur l'ensemble du territoire national, le niveau de vigilance du plan Vigipirate est descendu "d'urgence attentat" à "sécurité renforcée-risque attentat" au mois de mars 2021. Il avait été rabaissé au regard d'une menace "moindre qu'à la fin 2020", et n'a pas été relevé depuis. 

Pour ce "procès du siècle", 1.000 policiers ont été déployés pour veiller à la sécurité des participants et protéger les abords du tribunal, un "effort gigantesque" d'après le ministre de l'Intérieur.