Le camp des gilets jaunes détruit au Cannet des Maures

De l'Arc de Triomphe et de la Tour Eiffel en palettes, construits par les "gilets jaunes" au plus fort du mouvement, il ne reste rien. / © Christophe Napoli FTV
De l'Arc de Triomphe et de la Tour Eiffel en palettes, construits par les "gilets jaunes" au plus fort du mouvement, il ne reste rien. / © Christophe Napoli FTV

C'était un des sites emblématiques du mouvement dans la région. Le camp des "gilets jaunes", rebaptisé rond-point de la Paix au Cannet des Maures, a été détruit ce matin. Il était vide depuis l'incendie de la semaine dernière.

Par Jacqueline Pozzi

De l'Arc de Triomphe et de la Tour Eiffel en palettes, construits par les "gilets jaunes" au plus fort du mouvement, il ne reste rien.

Avant le levé du jour ce jeudi matin, les gendarmes étaient sur place. Officiellement, pour une "opération de sécurisation" du site, selon les termes de la préfecture du Var. L'opération, menée en concertation avec Vinci Autoroutes, consiste en fait à une destruction du matériel sur place, en vue de son déblaiement. 

L'accès du site a été interdit par arrêté municipal, les "gilets jaunes" tenus à l'écart.
 

"Ce camp était devenu un symbole national des gilets jaunes"

Eric Marc, "gilet jaune" de la première heure sur le site du Cannet des Maures, a réagi ce matin au micro de nos journalistes Christophe Napoli et Jean-Paul Bierlein : "C'était la vitrine culturelle des gilets jaunes. Tous les gilets jaunes de France s'étaient emparés de ces symboles, ces monuments. On est un peu dépossédés". Ecoutez l'intégralité de sa réaction :
 

Eric Marc, "gilet jaune" varois
Réaction d'Eric Marc après la destruction du camp des "gilets jaunes" au Cannet des Maures dans le Var ce jeudi 26 septembre 2019. - France 3 Côte d'Azur


 


Le sort de ce camp a en fait été scellé vendredi dernier. Le 20 septembre en fin d'après-midi, un incendie a détruit un mobil home dans lequel un "gilet jaune" s'apprêtait à se reposer. Pas de blessés, mais un jeune homme de 18 ans, membre du mouvement, a été placé en détention provisoire. Soupçonné d'avoir allumé le feu volontairement, cet habitant de Vidauban comparaîtra le 21 octobre devant la justice.

Depuis cet événement, le campement était vide. 
 

Les occupants habituels du site, donc certains s'y retrouvaient depuis le 17 novembre, premier samedi de mobilisation des "gilets jaunes", appellent à poursuivre le mouvement, ailleurs. Ce jeudi matin, certains d'entre eux étaient rassemblés aux Arcs, pour faire signer une pétition contre la privatisation des Aéroports de Paris.

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