VIDÉO. Sur le terrain, avec les futurs officiers militaires du camp de Canjuers dans le Var

Beaucoup sortent de l'école de Saint Cyr ou de l’école interarmées, les futurs officiers et sous-officiers se forment pendant un an dans l’enceinte du camp militaire de Canjuers dans le Var. Dès juillet prochain, ils pourront prendre le commandement d’une section de l’armée de terre. Mais avant cela, ils doivent se former sur le terrain dans des conditions très réelles.

Crée en 1970, le camp de Canjuers est le plus grand champ de tir d’Europe. Les futurs officiers et sous-officiers s'y forment pendant un an. Avant de rentrer dans le grand bain, ils doivent se frotter à la réalité du terrain.

Le but : apprendre concrètement l’art du commandement.

Des jeunes diplômés qui deviendront des officiers aguerris

Au bout de la formation, ils deviendront des officiers et sous-officiers de l’artillerie et de l’infanterie. C’est le cas de Clément, fraîchement sorti de Saint-Cyr. L’objectif principal de son premier exercice de terrain est d’assurer un lieu d’observation idéal.

Le terrain commande et on doit s’adapter. Par exemple ici, je dois faire des concessions et trouver une bonne position qui assure à la fois une bonne vue sur des objectifs qui m’ont été donnés. Ce qui signifie un certain camouflage et une certaine discrétion.

Lieutenant Clément, officier-élève.

Positionnement, transmission radio ou camouflage, un rôle précis est attribué à chacun. Ces futurs hommes et femmes de décision ballaient un véritable éventail de possibilités militaires.

On est vraiment en situation pour comprendre notre futur métier. C’est vraiment responsabilisant,

Lieutenant Charlotte, officier-élève.

Des outils très élaborés à ceux de la vieille école

Tous sont en formation à l'Ecole d'Artillerie de Draguignan pour apprendre à se débrouiller dans toutes les situations. Ils vont devoir maîtriser l’utilisation la boussole et de jumelles extrêmement perfectionnées.

Mais il faut aussi savoir se passer de ces outils très élaborés et être prêt à faire des calculs à l’ancienne, c'est-à-dire à la main.

Capitaine Alexandre, responsable de la formation de l’Ecole de l’Artillerie de Draguignan

Comme s’ils y étaient...

Subitement, au cœur de la forêt dracénoise, des coups de feu résonnent. 80 soldats s’affrontent en temps réel avec à leur tête de jeunes lieutenants de l’école d’infanterie.

On se retrouve dans une situation qui génère beaucoup stress. C’est ce qu’on cherche à apprendre et c’est le principe de cette formation.

Lieutenant Alexandre, officier-élève.

Les comportements des soldats ainsi que leurs réactions positives ou négatives sont passés au crible par les commandants présents, histoire de pouvoir les évaluer.

Ici on évalue la capacité d’un jeune lieutenant à concevoir, à diffuser des ordres et à conduire ensuite sa manœuvre sur le terrain.

Colonel Assed

Commandant de la Division d’application-Ecole de l’infanterie de Draguignan

Dans moins d’un an, ces cadres de l’école militaire de Draguignan seront opérationnels. Ils partiront alors commander des unités en France ou à l’étranger. Ils auront alors accompli leur rêve et vécu leur passion jusqu’au bout.