VIDEO. Ce Varois découvre des documents dans un coffre acheté en 2003 en Normandie, il les restitue à la famille

Les auditeurs de France Bleu se sont mobilisés après avoir entendu un reportage sur l'acheteur d'un coffre, désemparé après la découverte de lettres jusque là enfermés à l'intérieur. Une famille de Normandie retrouvera le 15 janvier une partie de son histoire.

 

 

 

Philippe Esvelin devant le coffre qui a révélé tous ses secrets.
Philippe Esvelin devant le coffre qui a révélé tous ses secrets. © Philippe Esvelin

Dans son salon, le coffre trône depuis 17 ans. Un coffre acheté en 2003 à Caen, chez un brocanteur.

Le coffre-fort est situé dans le meuble, il était fermé à clé et la clé perdue.
Le coffre-fort est situé dans le meuble, il était fermé à clé et la clé perdue. © Philippe Esvelin

Originaire de Saint-Pourcain-sur-Sioule, Philippe Esvelin habite alors en Normandie depuis qu'il y a fait son service militaire. 

Ce meuble date des années 20, il provient d'une succession et il présente un inconvénient : il n'y a pas de clé pour le petit coffre-fort à l'intérieur.

Pas de quoi perturber ce petit-fils de résistant, déporté pendant la Seconde Guerre mondiale, collectionneur d'objets de cette époque, par ailleurs auteur de livres sur les planeurs américains. Aujourd'hui, ce quadragénaire réserviste de la gendarmerie vit dans le Var à Saint-Aygulf, un quartier de Fréjus.

Et en cette fin 2020, il achète un meuble, une vitrine, sans clé, décidément !  Le vendeur lui prête alors une boîte où il y en a 150, pour qu'il trouve son bonheur. Nous sommes le 14 décembre dernier. Philippe Esvelin tentera en vain de trouver celle qui fermera son nouveau meuble.

Première clé testé sur le compartiment fermé du coffre, bingo !
Première clé testé sur le compartiment fermé du coffre, bingo ! © Philippe Arnassan / MAX PPP

Et avant de restituer ce gigantesque jeu de clés à ce brocanteur varois, il prend l'une d'elles, et tente d'ouvrir le compartiment intérieur de son coffre, fermé depuis des décennies. Ce sera la bonne. Philippe n'en revient toujours pas.

A l'intérieur, il y a des lettres très personnelles, des télégrammes, des décorations militaires de la première Guerre Mondiale.

Le contenu du coffre fort.
Le contenu du coffre fort. © Philippe Esvelin

Il y a aussi deux testaments.

Dans le coffre-fort, deux testaments.
Dans le coffre-fort, deux testaments. © Philippe Esvelin

Ils sont signés de Jeanne et Jean Hervault !

C'est la stupéfaction la plus totale, un coup du sort, le destin ! Moi petit-fils de résistant, qui a fait son service militaire en Normandie, dont le grand-père est né dans l'Orne, passionné de la 2e Guerre Mondiale.... Je ne crois pas aux signes, mais c'est incroyable !

Philippe Esvelin

Une famille à retrouver en Normandie

Un des courriers est adressé en 1940 à "Madame Hervault - 2, rue du Point-du-Jour - Argentan".

Ne reste plus qu'à localiser la famille. Nos confrères de France Bleu Provence  réalisent un reportage le 10 janvier, et ils lancent un appel sur leur page Facebook. 281 partages plus tard, voilà donc 28 commentaires et des coordonnées.

A 1.000 kilomètres de là, la famille Hervault d'Argentan, dans l'Orne, est localisée.

Les réseaux sociaux ont parfois du bon !

Encore ému, Philippe Esvelin compte se rendre en Normandie le 15 janvier prochain pour restituer à une famille une partie de son histoire. La rencontre promet d'être intense.

Sur France Bleu, depuis la Normandie, le fils de Jeanne et Jean Hervault, Christian, explique que ce coffre était dans la droguerie que tenaient mes parents à Argentan. Son père a été prisonnier en Allemagne en 1940. Il est décédé en 2003.

L'émotion est donc immense, tant en Normandie, que dans le Var et chez chez nos confrères de France Bleu.

Philippe Esvelin ne croit pas forcément aux signes.

Philippe Esvelin, devant le coffre acheté en 2003 à Caen.
Philippe Esvelin, devant le coffre acheté en 2003 à Caen. © PHILIPPE ARNASSAN / MAX PPP

Mais parfois, dans la vie, il semble évident qu'il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous.

C'est Paul Eluard qui l'écrit.

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