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Jihadisme : une ancienne gendarme du Var et six autres prévenus jugés à Paris

Depuis ce lundi 27 mars, est jugée à Paris une ancienne gendarme volontaire varoise et son mari. Ils sont jugés pour avoir rassemblé "l'oseille" du jihad, et organisé des épousailles via Facebook.
© Maxppp
C'est un procès pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" qui débute ce 27 mars au tribunal correctionnel de Paris.

Interview de son avocate ce mardi 28 mars :
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Jihadisme : une ancienne gendarme du Var et six autres prévenus jugés à Paris


Parmi les prévenus âgés de 24 à 31 ans, presque tous originaires de la région parisienne, aux casiers judiciaires vierges à une exception près, un homme et un couple ont selon les enquêteurs joué un rôle moteur. 
L'homme, c'est Johan Juncaj, qui comparaît libre. Après avoir sympathisé fin 2012 avec Mourad Fares, qui l'accueille dans sa maison au Maroc et auquel il donnera
de l'argent, il est accusé d'avoir fait de la propagande jihadiste sur internet, d'avoir suivi des entraînements en vue de combattre, et d'avoir monté de petites escroqueries pour financer le jihad. 

Le couple formé par Ahlam El Haddad et Nassim Tache a lui été interpellé en mars 2014, alors que selon les enquêteurs ils s'apprêtaient à partir pour la Syrie - elle est sous contrôle judiciaire, lui, décrit comme un "leader" par un autre prévenu, est incarcéré.

Rencontre par Facebook

Ils se rencontrent via Facebook début 2013. La jeune fille est alors gendarme volontaire adjointe dans le Var, un contrat à durée déterminée réservé aux jeunes. A ce poste, qu'elle occupe d'août 2012 à novembre 2013, elle est mise en cause pour des consultations illicites de fichiers.

Le mariage civil et religieux a lieu fin 2013.

Selon les enquêteurs, tous deux échafaudent des projets plus ou moins aboutis:

trafic d'armes passant par l'Albanie, vol puis revente de stupéfiants saisis par la brigade d'Ahlam El Haddad, escroquerie aux organismes de crédit... La jeune femme emprunte 30.000 euros grâce à des documents falsifiés. 

Le couple joue aussi les agences matrimoniales. Ils persuadent une autre prévenue, Zohra Boulligh, d'épouser religieusement et via internet un jihadiste déjà en Syrie.
Cette jeune femme tente à deux reprises de le rejoindre fin 2013, sans succès. 
Elle a depuis divorcé et contracté un autre mariage religieux, cette fois avec Ibrahim Boudina - ce membre présumé de la filière jihadiste de Cannes-Torcy attend
son procès aux assises pour un projet d'attentat en France.

L'association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste est punie jusqu'à dix ans de prison. Le procès doit durer une semaine.
- Avec AFP
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