Trois ans avec sursis requis contre le chef de Saint-Tropez Christophe Leroy pour banqueroute et travail dissimulé

Il comparaissait ce jeudi 2 septembre, devant le tribunal correctionnel de Draguignan dans le var pour des faits présumés de banqueroute et de travail dissumulé. Trois ans d'emprisonnement avec sursis ont été requis à l'encontre du chef cuisinier Christophe Leroy.
Christophe Leroy et son avocat Me Thierry Fradet, ce jeudi 2 septembre à Draguignan.
Christophe Leroy et son avocat Me Thierry Fradet, ce jeudi 2 septembre à Draguignan. © Philipe Arnassan/NICE MATIN/MAXPPP

Trois ans d'emprisonnement avec sursis ont été requis à l'encontre du chef cuisinier Christophe Leroy. Le médiatique chef, connu de la jet set notamment du côté de Saint-Tropez, comparaissait jeudi devant le tribunal correctionnel de Draguignan pour des faits présumés de banqueroute et de travail dissumulé.

Le procureur de la République a également réclamé contre lui l'obligation de rembourser les victimes, dont les organismes sociaux, ainsi qu'une amende de 10.000 euros et une interdiction de gérer une entreprise pendant une période de dix ans.

Le chef de 57 ans est soupçonné d'avoir organisé à Paris des repas luxueux clandestins en pleine crise sanitaire, était jugé à Draguignan pour des faits de banqueroute entre décembre 2016 et juilet 2017, de faux et usage de faux et des faits de travail dissimulé entre 2013 et 2015 dans des établissements à Ramatuelle, Saint-Tropez et Paris.

En février 2017 les deux restaurants qu’il possèdait dans le golfe de Saint-Tropez, parmi lesquels "Les Moulins de Ramatuelle", sont mis en liquidation judiciaire.

Je trouve les réquisitions à la fois lourdes sur le quantum de l'emprisonnement avec sursis mais sur les modalités qui ont été proposées, c'est à dire pas de prison ferme ou de mise à exécution, j'ai trouvé qu'on avait compris la mesure du dossier, ce qui prouve une grande intelligence de l'accusation dans cette affaire

a réagi Me Thierry Fradet, son avocat.

Ce dernier a demandé la relaxe.

 220.000 euros

Tout au long de l'audience, le chef n'a pas fui ses responsabilités, répétant qu'il "assumait (ses) erreurs".

Il lui est reproché notamment de ne pas avoir déclaré les salaires de ses employés à l'Urssaf ou de les avoir minimisés. L'Urssaf évalue ainsi son préjudice à plus de 220.000 euros. 
"Il sait ce qu'il fait et ce qu'il encourt et c'est pour cela qu'on peut dire qu'il est un joueur", a estimé la procureure dans ses réquisitions.
 La décision a été mise en délibéré au 14 septembre.

Avec AFP
 

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