Avignon : étudiants en osthéopathie cherchent patients pour valider leur année

Publié le Mis à jour le
Écrit par Frédérique Poret et Frédéric Renard (AV)

L'Institut de formation en osthéopathie du Grand Avignon lance un appel pour ses étudiants de 5e année. Pour décrocher leur diplôme de fin d'études, ils doivent valider leur cursus par des examens cliniques et traiter 150 patients d'ici au 30 juin. Et avec le confinement, ils en sont loin. 

Besoin d'une séance d'ostéopathie ? A Avignon (Vaucluse), c'est l'occasion de profiter d'un soin à petit prix dans des mains expertes.

Mathieu Giraudo est étudiant en cinquième année, à l'Institut de formation en osthéopathie. Le 16 juillet, il doit ouvrir son cabinet au sein d'un pôle médical.

Mais pour valider son diplôme de fin d'études, le jeune praticien doit impérativement avoir effectué 720 heures de consultations cliniques et traité 150 patients. Date limite, le 30 juin. 

La crise du Covid-19 a chamboulé le planning. L'école a été fermée jusqu'au 18 mai et avec elle le centre d'application où les élèves ostéopathes exercent leur pratique en consultation sur de vrais patients.

Une course contre la montre

"Avec ces deux mois de fermeture, ce sont deux mois de patients qui ont manqué", explique Agnès Giro, directrice de l'Institut de formation en ostéopathie du Grand Avignon.

Du coup l'école a lancé un appel aux patients pour permettre aux 34 étudiants de 5e année de passer leur diplôme dans les délais. 

"L'inquiétude, c'était que les patients ne reviennent pas à la clinique", reconnaît-elle. Mais l'appel a été entendu. "Nous avons eu un élan de solidarité au niveau du bassin vauclusien, puisque nous avons doublé nos capacités".

Un nouveau protocole sanitaire a été mis en place avec prise de température et lavage des mains au gel hydroalcoolique.

Le déroulement des consultations a également dû être adapté, afin de sécuriser les manipulations qui ne peuvent pas respecter une distanciation physique.

En temps normal, ces consultations se font à plusieurs étudiants. Là, elles ont été individualisées sous le contrôle d'un tuteur qui suit le déroulement de la séance par vidéo.

7 à 8 patients par jour avec les gestes barrières

"Chaque étudiant a son box pour la journée, ce qui permet de mettre en place de vrais gestes barrières, ils sont équipés comme s'ils allaient en bloc opératoire", précise la directrice.

"Ça peut sembler beaucoup, mais c'était très important que les patients et nos thérapeuthes étudiants soient rassurés".

"Chaque étudiant voit 7 à 8 patients par jour, ça les met vraiment dans les conditions de fonctionnement d'un cabinet,
ajoute Agnès Giro, parce qu'au 1er juillet, les gestes barrières n'auront pas été supprimés et tout ce qu'ils auront appris ici sera utile pour le fonctionnement en cabinet".Ces consultations sont ouvertes à tous jusqu'au 30 juin sur rendez-vous. L'école a fixé le tarif à dix euros la séance. C'est gratuit pour les mineurs et les étudiants.