Eco-pâturage : à Avignon, moutons, brebis et chèvres tondent parcs et jardins

La mairie d'Avignon a signé une convention d'éco-pâturage de trois ans avec un berger. Les 75 moutons, brebis et chèvres de son cheptel vont assurer la tonte de neuf terrains communaux.

Débroussaillages de parcs et jardins par des moutons à Avignon.
Débroussaillages de parcs et jardins par des moutons à Avignon. © Jean Poustis / FTV

Indifférents aux camions et voitures qui filent sur la rocade, 25 moutons et brebis paissent paisiblement dans les herbes hautes.

Ce sont les nouveaux auxiliaires du service végétal de la Ville d'Avignon.

Le 7 mai dernier, la ville a signé une convention d'éco-pâturage de trois ans avec un berger avignonnais.

Écologique et économique

L'opération devrait faire économiser à la mairie près de 12.000 euros annuels. 

"Ça nous fait des économies de machines, de matériels, de personnel, de carburant, explique Thierry Laurent, directeur du service végétal d'Avignon. 

"Il y a un côté pédagogique, les enfants pourront voir les moutons, quand on sera dans un parc. C'est un retour à la nature".

Le renfort de ces agents à quatre pattes est particulièrement utile après la période de confinement, qui a fortement ralenti l’entretien de certains espaces verts malgré le maintien des agents sur le terrain.

Débroussaillages de parcs et jardins par des moutons à Avignon.
Débroussaillages de parcs et jardins par des moutons à Avignon. © Jean Poustis / FTV

Dans un premier temps, seule une partie du cheptel du berger est mobilisée pour brouter 13 hectares de terrains à travers la cité. Les brebis ne sont pas du genre difficile, elles s'accommodent de tout.

"On a des parcs, des lieux de passage, des parcelles de terrain vague, détaille Florian Bouisset, agent du service végétal. Ça sera surveillé, il y aura des contrôles, par la ville et par le berger. 

Les bêtes sont aussi bien à l'abri de la circulation. "C'est sécurisé avec des fils et le berger passe tous les jours".

40 hectares au total à brouter

Le berger à la charge de déplacer et surveiller ses bêtes. De son côté, la mairie met gracieusement à sa disposition les terrains ainsi que l’eau potable sur ceux qui sont dotés d’un point de ravitaillement.

Chaque année, le service végétal doit mobiliser huit agents pour tondre ou faucher quelques 100 hectares.

L'éco-pâturage pourrait concerner 40 hectares à terme. Ce choix s'inscrit dans une démarche zéro phytosanitaires menée par la ville d'Avignon depuis 2015.

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