Refus d’obtempérer à Grenoble : ce que l’on sait sur la mort de la jeune fille passagère du véhicule en fuite

Publié le
Écrit par Annie Vergnenegre .

Un échange de coups de feu avec des policiers a eu lieu après un refus d’obtempérer, à Grenoble. Le conducteur est originaire du Vaucluse et la passagère décédée des Bouches-du-Rhône. L’inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie.

Vers 2h30, dans la nuit du 3 au 4 octobre, une jeune fille est décédée après une course-poursuite avec une patrouille de la police nationale dans les rues de Grenoble. Le véhicule qui a refusé de se plier à un contrôle de routine avait été volé dans le Gard.

La passagère serait originaire des Bouches-du-Rhône et le conducteur de la Renault Mégane du Vaucluse. Voilà ce que l’on sait pour l'heure de cette affaire.

La passagère décédée

La passagère du véhicule pris en chasse tuée après un échange de tirs avec la patrouille de policiers était âgée de 18 ans. Elle est originaire des Bouches-du-Rhône.

La jeune fille a succombé à ses blessures une heure plus tard. Elle est "décédée des suites d’un tir l’ayant touchée au cou", tandis que le conducteur du véhicule a été blessé sans que ses jours ne soient en danger, a précisé le procureur de Grenoble, Eric Vaillant, dans un communiqué.

Une autopsie est prévue ce jeudi 6 octobre.

Selon le dauphine.com, la victime n’était pas connue des services de police.

Le conducteur déjà condamné

L’homme, âgé de 30 ans a été interpellé alors qu’il s’enfuyait à pied, sur le cours de La Libération à Grenoble. Il a été placé en garde à vue.

Piégé dans une impasse après avoir tenté de fuir un contrôle de routine, Il aurait fait feu à trois reprises en direction des forces de l’ordre avec une arme de poing qui a été saisie, selon nos confrères de France 3 Isère.  Le conducteur aurait aussi tenté de foncer sur les trois agents de la patrouille au niveau de la rue Henri Tarze, près de la gare de Grenoble. Les policiers ont alors tiré à plusieurs reprises sur le véhicule qui tentait de s'échapper d'une voie sans issue.

Originaire du Vaucluse, le conducteur de la Renault Mégane blanche est défavorablement connu des services de police, selon la formule consacrée. Il a déjà été condamné à plusieurs reprises notamment pour violences aggravées.

Ouadia K. est de nationalité marocaine, il est sous le coup d’une obligation de quitter le territoire, selon ledauphine.com. Selon le Midi Libre, le suspect, impliqué dans le pour trafic de drogue, était sous le coup d'un mandat d'arrêt et d'un mandat de recherche pour port d'arme, violence, rébellion et outrage aux forces de l'ordre.

En 2013, il aurait été condamné à huit ans d’emprisonnement par le tribunal correctionnel de Carpentras pour des violences aggravées sur des policiers de la BAC dans le Vaucluse. Condamné à huit ans de prison pour ces faits, il était sorti de détention en mars 2021, rapporte le Midi Libre.

Toujours selon nos confrères, la voiture avait été volée dans le Gard, à un pêcheur qui avait laissé son véhicule au bord de la route, près du Rhône, à Codolet et qui avait signalé le vol à la gendarmerie.

La police des polices saisie

L’inspection générale de la police nationale (IGPN) de Lyon a été saisie de l’affaire. Les trois policiers impliqués ont été placés en sont garde à vue. Ils devront s’expliquer sur les circonstances qui les ont amenés à faire usage de leur arme. Ils ont été laissés libres à l’issue de leur audition.

Dans le même temps, le parquet de Grenoble a ouvert une enquête pour "tentative de meurtre sur personnes dépositaires de l’autorité publique" et "refus d’obtempérer".

 

 

 

 

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