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Violences à Corte : 10 mois de prison pour Rémi, 22 ans

Accusé de violence en réunion à l'encontre des forces de l'ordre, Rémi Di Caro, interpelé mardi à Corte, a été jugé en comparution immédiate cet après-midi au Palais de justice de Bastia. Il a été condamné à 10 mois de prison dont 5 mois avec sursis et mandat de dépôt.

  • Célia Mascré
  • Publié le , mis à jour le
Attroupement devant le Palais de justice de Bastia alors que le jugement vient d'être rendu © Elsa Arnoult

© Elsa Arnoult Attroupement devant le Palais de justice de Bastia alors que le jugement vient d'être rendu

Son avocat, maître Benjamin Genvini demandait pourtant une "peine clémente" pour cet étudiant en deuxième année d'info-comm à l'université de Corte.
Le jeune homme de 22 ans, arrêté à Corte mardi lors de manifestations en soutien à Maxime Beux, a finalement été condamné à 10 mois de prison dont 5 mois avec sursis et mandat de dépôt.

5 mois de prison ferme pour Rémy DiCaro. Un reportage d'Elsa Arnould

Les chefs d'accusation qui pèsent contre lui : violence en réunion à l'encontre des forces de l'ordre sans ITT et participation à un attroupement avec le visage dissimulé avec arme. 

Je n'ai commis aucune violence" se défend Rémi, 22 ans.






Au début du procès, Rémi était plutôt sûr de lui dans le box des accusés. Dans un premier temps, il nie les faits qui lui sont reprochés. Puis il reconnaît tout de même le port de cagoule : "c'était pour de ne pas être vu à la télé, et pour protéger mes études" explique-t-il. L'étudiant en info-comm (Corte) reconnaît également avoir porté une barre de fer mais nie avoir été interpellé une bouteille à la main et avoir envoyé des projectiles sur les forces de l'ordre. 

 

Un contexte enflammé

Il avait été interpellé en fin de soirée par des gendarmes mobiles au centre de Corte, théâtre de scènes de guérilla urbaine entre militaires et quelques dizaines de jeunes encagoulés et lançant des pierres et des cocktails Molotov. 

L'annonce du jugement a provoqué le mécontentement des dizaines de jeunes venus soutenir M. Di Caro dans la salle d'audience et autour du palais de justice, encerclé de policiers et gendarmes en tenue anti-émeute.
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