Cet article date de plus de 6 ans

Le Rétro Zap du 19 février

Chaque jour, France 3 Toutes régions vous propose d'embarquer dans sa machine à remonter le temps.
Événements internationaux ou simples anecdotes, revivez grâce aux archives de l'INA, quelques uns des faits qui ont marqué l'Histoire ... La petite comme la grande !"
© FTR

Au sommaire de notre Rétro Zap du 19 février 2015


La guerre du Pacifique avec le débarquement des américains sur l'Île d'Iwo Jima en 1945 - Le décès de l'écrivain français André Gide en 1951 - Et l'ouverture d'une exposition sur les Compagnons d'Emmaus en 1954.

Images tirées des archives télévisuelles de l'INA (Institut National de l'Audiovisuel)
 

Rétro Zap du 19 février 2015

1945 : Les américains débarquent sur l'Île d'Iwo Jima

Le matin du 19 février 1945, 30 000 soldats américains débarquent sur l'île d’Iwo Jima. Après cinq jours de combat et de nombreuses pertes, les Marines élèvent le drapeau américain au sommet du Mont Suribachi.

1951 : La mort d'André Gide, écrivain et prix Nobel

Décès de l'écrivain français André Gide. Prix Nobel de littérature en 1947, il est l'auteur de nombreuses publications dont "Les cahiers d'André Walter", "Les nourritures terrestres", "Le retour de l'enfant prodige", "Les faux-monnayeurs"...

1954 : Les Compagnons d'Emmaüs au secours des sans-logis 

A Paris, on inaugure une exposition relatant l’histoire des Compagnons d’Emmaus. Cette initiative est née suite à l’appel lancé par l’abbé Pierre le 1er février, au cours duquel il a demandé à tous de venir en aide aux mal-logés qui meurent de froid en pleine rue.


Mais aussi quelques autres faits marquants

19 février 1942, ouverture du procès de Riom
Le 19 février 1942, s’ouvre à Riom (Puy-de-Dôme), le procès du même nom au cours duquel doivent être jugés plusieurs dirigeants de la IIIe république parmi lesquels : Léon Blum (ancien Pdt du Conseil du Front populaire) et Edouard Daladier (ministre radical socialiste de la guerre entre 1938 et 1940). Ces ministres ou anciens ministres et leurs subordonnés immédiats sont accusés par le régime de Vichy d’avoir « affaibli la Nation » entre 1936 et 1940 par leur politique social et leur manquement à l’effort de guerre, contribuant ainsi à la défaite française.

Avec ces accusations, le maréchal Pétain entend pointer la politique menée par les différents partis de gauche, notamment le Front populaire. Il espère, par la même occasion, affirmer le bien-fondé du régime de Vichy en quête de légitimité. De son côté, le régime hitlérien veut démontrer l’inefficacité de la démocratie parlementaire et dénoncer les «fauteurs de guerre» français.

Au cours des débats, la Cour suprême de justice essaie de démontrer le manquement des accusés quant aux moyens accordés à l’armée pour faire face au conflit. Plusieurs faits concernant des opérations militaires entre 1939 et 1940 sont exposés. Or les avocats de la défense démontrent un effort de guerre plus important dans la période jugée (1936/1940) que dans celle qui précède. Un retournement de situation qui met directement en cause le Maréchal Pétain, ministre de la guerre en 1934 dans le gouvernement Doumergue.

Le presse française, bridée par le régime de Vichy, cesse de couvrir le procès mais les journaux étrangers se délectent de ce retournement de situation. Ils font de Léon Blum un quasi héros aux Etats-Unis. Même Hitler, agacé par la tournure que prend le procès, intervient pour y mettre un terme. Il est suspendu le 11 avril 1942 et l'affaire définitivement close le 21 mai 1943. Les accusés sont livrés aux allemands, incarcérés ou placés en résidence surveillée.
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