Cet article date de plus de 6 ans

Le Rétro Zap du 20 février

Chaque jour, France 3 Toutes régions vous propose d'embarquer dans sa machine à remonter le temps.
Événements internationaux ou simples anecdotes, revivez grâce aux archives de l'INA, quelques uns des faits qui ont marqué l'Histoire ... La petite comme la grande !"
© FTR

Au sommaire de notre Rétro Zap du 20 février 2015


En 1947, à l'appel de certains syndicats, les fonctionnaires parisiens se déclarent grévistes pour quelques heures - En 1952 c'est le début d'un long feuilleton judiciaire avec l'ouverture du 1er procès de Marie Besnard - Et le 20 février 1963, Paris sous la neige se transforme en station de sport d'hiver où les parisiens se livrent aux plaisirs du ski sur la butte Montmartre.

Images tirées des archives télévisuelles de l'INA (Institut National de l'Audiovisuel)
 

Rétro Zap du 20 février 2015

1947 : Les prémices d'une série de grèves

A l’appel de plusieurs centrales syndicales (CGT et CFTC), les fonctionnaires parisiens font grève. En cessant le travail quelques heures, les agents de la circulation, employés du métro, conducteurs d’autobus, instituteurs ainsi que les ouvriers de la presse parisienne s’accordent à protester contre la baisse de leur pouvoir d’achat.  Ce débrayage s'étend au cours de l'année à une plus large population, pour aboutir à une série de grèves insurrectionnelles sur tout le pays.


1952 : Le début d'un long feuilleton judiciaire

Ouverture du 1er procès de Marie Besnard. Surnommée « l’empoisonneuse de Loudun », elle est soupçonnée d'être une tueuse en série pour le meurtre par empoisonnement de douze personnes dont son propre mari. Acquittée au bénéfice du doute après trois procès, elle reste aujourd’hui au centre d'une des énigmes judiciaires françaises du XXe siècle.


1963 : Montmartre transformé en piste de ski

A Paris, les chutes de neige ont permis aux Parisiens de s'adonner aux joies du ski et de la luge sur les pentes des escaliers de Montmartre. Dans d'autres quartiers, comme sur le Champs Elysées, il a fallu déblayer pour faciliter la circulation.

 

Mais aussi quelques autres faits marquants

L’histoire rocambolesque du vol du cercueil du Maréchal Pétain.
Décédé le 23 juillet 1951 à Port-Joinville, Philippe Pétain est enterré deux jours plus tard dans le cimetière marin de l’Île d’Yeu, à proximité de son dernier lieu de captivité. Héros de la Grande guerre mais condamné à l’indignité nationale en 1945, il ne rejoint pas les poilus tombés à Verdun comme il l’avait appelé de ses voeux.

Une vingtaine d’années plus tard, dans la nuit du 19 au 20 février 1973, les membres d'une équipée rocambolesque violent la sépulture du Maréchal, dérobent son cercueil et camouflent l’effraction en acte de vandalisme. La France, qui est alors en période électorale pour les législatives, se retrouve en pleine agitation politico-médiatique.

Le suspens dure trois jours. Les "ravisseurs" sont arrêtés le 22 février. Il s’agit d’un commando pétainiste qui revendique le transfert des ossements du Maréchal à la nécropole de Douaumont. La dépouille de Pétain, retrouvée dans un garage à Saint-Ouen, est aussitôt rapatriée sur l’Île d’Yeu puis réinhumée dans son tombeau.

Le 24 février, les auteurs des faits sont libérés. Ils ne seront jamais jugés, bénéficiant de l’amnistie présidentielle de Valéry Giscard d’Estaing.

A voir : "On a volé le Maréchal", un documentaire de Cédric Condon
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
sorties et loisirs zapping société