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Rixe à Echirolles: l'enquête pour identifier les auteurs des coups mortels est en cours

L'enquête pour identifier la quinzaine de personnes impliquée dans la rixe qui a conduit à la mort de Kevin et Sofiane se poursuit alors qu'aucune interpellation n'a encore eu lieu ce dimanche 30 septembre. 
Dans le quartier des Granges, les habitants appellent à une marche blanche pour Kévin et Sofiane mardi soir.
Dans le quartier des Granges, les habitants appellent à une marche blanche pour Kévin et Sofiane mardi soir. © JEAN-PIERRE CLATOT / AFP
L'enquête va devoir déterminer avec précision qui était présent lors des affrontements successifs qui ont abouti à la mort des deux jeunes du quartier des Granges, âgés de 21 ans.

"Il n'y a eu aucune interpellation", affirme le parquet de Grenoble, se refusant à donner plus d'explications sur l'avancée de l'enquête.

Reportage
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Au lendemain de la rixe mortelle d'Echirolles

"L'audition d'un certain nombre de témoins pouvant permettre l'identification des auteurs doit avoir lieu", avait toutefois indiqué le procureur de la République de Grenoble, Jean-Yves Coquillat, samedi lors d'une conférence de presse.

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Interview du procureur de la République sur la rixe mortelle à Echirolles

Kevin et Sofiane ont été lynchés vendredi soir dans un parc du quartier où ils ont grandi, à Echirolles, par un groupe d'une quinzaine de jeunes munis de manches de pioche, de marteaux et de couteaux.

Des jeunes de la Villeneuve désignés par plusieurs témoins

La mère de Kevin et plusieurs témoins ont désigné comme assaillants les jeunes du quartier sensible voisin de La Villeneuve, côté Grenoble, ce que refusait, samedi, de commenter le procureur.

Un ami des victimes entendu par la police

Un témoin privilégié, un ami des victimes qui a assisté à la scène, avait été interpellé samedi matin avant d'être relâché dans l'après-midi.
Tout aurait débuté par un "mauvais regard" entre le petit frère de Kevin et un adolescent à la sortie du lycée. Une première dispute qui avait conduit vendredi à un deuxième affrontement entre deux groupes.

Un des agresseurs n'aurait pas supporté d'avoir dû présenter ses excuses, ce qui aurait conduit à "l'expédition punitive", selon M. Coquillat.
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