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Et si l' autoroute A45 passait à la trappe ?

Le ministre des transports vient de nommer une commission parlementaire chargée de hiérarchiser les projets d'infrastructures et donc de lister les chantiers prioritaires. Les restrictions budgetaires pourraient avoir raison de l'autoroute A 45 mais pas du TGV Lyon -Turin.
© Infographie Le Figaro
C'est notre confrére "Le Figaro " qui livre cette information dans son édition du jeudi 18 octobre : Le projet de nouvelle autoroute A45 entre Lyon et Saint-Etienne pourrait pâtir des restrictions budgétaires et passer à la trappe.

Rien n'est acquis puisque le ministre des transports, Fredéric Cuvillier, vient de nommer une commission parlementaire chargée de hierarchiser les grands projets d'infrastructures et de lister les chantiers prioritaires. Il s'agit en effet de faire des écononomies : En 2010, le schéma national des infrastructures de transport prévoyait 245 milliards de travaux sur 20 ans pour moderniser nos réseaux. Mais aujourd'hui, ni l'Europe, ni l'Etat, ni les collectivités locales n'ont les moyens de réaliser ce plan ambitieux.       
 
Le Figaro croit savoir que les projets qui n'existaient que sur le papier risquent bel et bien de ne plus figurer parmi les priorités. Ce serait le cas du canal Seine Nord, de la ligne TGV Nice Marseille et de la fameuse autoroute A45 qui devait doubler l'autoroute existante entre Lyon et Saint-Etienne.

En revanche, le TGV Lyon-Turin serait épargné, enjeu diplomatique majeur pour la France et l'Italie qui pourraient sceller un accord politique lors du sommet franco-italien qui se déroulera à Lyon début décembre. Le Figaro note le commentaire d'un observateur : "Hollande pourrait la faire (la ligne TGV) pour se rapprocher de Mario Monti et disposer d'un allié contre Merkel".

Quoi qu'il en soit, la comission parlementaire chargée de fixer les priorités a 6 mois pour rendre sa copie .                           
Le président de la Chambre de commerce de St Etienne évoque "un sinistre".
Le président de la chambre de commerce et d'industrie de St Etienne parle d' un "véritable sinistre pour l'économie locale" si la constuction de l' A45 était remise en cause.André Mounier considére qu'une telle décision, si elle était confirmée, poserait "de facon dramatique la question de la valeur de la signature publique".L'A5,c'est dit-il,"un investissement de 1 milliard d'euros, 5 années de travaux, 1000 emplois et toutes les retombées sur le tissu socio -économique (...) C'est aussi une accessibilité nouvelle pour la métropole Lyon -St Etienne qui apporterait 150 millions d'euros de ressources nouvelles par an au territoire". André Mounier conclut : "Peut -on se permettre le luxe  d'une telle économie ?"    
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