Le premier bateau à propulsion hybride sur le lac Léman

Publié le Mis à jour le
Écrit par Linh-Lan Dao

Cela fait un an tout juste qu'Eric Jacquier, pêcheur, teste son bateau à propulsion hybride sur le Léman. 

Pour être un bon pêcheur, il ne suffit pas de bien connaître la météo et d'avoir du flair. Il faut aussi être très bien équipé.

Eric Jacquier, pêcheur lugrinois depuis plus de vingt ans, l'a bien compris: quand il ne remonte pas ses filets des eaux du Lac Léman, l'homme met au point des systèmes ingénieux pour respecter l'environnement.

Le premier bateau à propulsion hybride en France


L'année dernière, ce Géo Trouvetou des eaux lançait le bateau de pêche à propulsion hybride, une première en France. S'il fonctionne avec un moteur diesel dans un premier temps, les batteries prennent ensuite le relais, le temps de remonter les filets et cela dure plusieurs heures. Le bateau fend alors les eaux à une vitesse d'environ 50 km/h, pour un rendement équivalent à celui des autres bateaux, selon le pêcheur. 

Pêche silencieuse, économies de carburant, respect de l'environnemnent...Eric Jacquier explique à l'équipe de France 3 Alpes les nombreux avantages de son invention.   


A quoi ressemble un moteur hybride ? Si vous vous y connaissez en mécanique, vous comprendrez peut-être la subtile complémentarité entre le moteur diesel et le "rotor stator électrique". Les explications détaillées de notre pêcheur. 


Dix-huit heures de travail par jour, six jours sur sept, neuf mois sur douze 


Le pêcheur lugrinois est, on l'aura compris, un passionné de son métier. Dès 2h30 du matin, il se rend sur les eaux du lac Léman. Il lui faut cinq heures pour remonter les filets à féras, truites et ombles chevalier (la star du lac). Ensuite, il se rapproche de la pêcherie pour y sortir les filets à perches et les casiers à écrevisses. La journée se termine à 20h30, après une petite pause.

Ce rythme effrené dure six jours sur sept, neuf mois sur douze, car entre le 15 octobre et le 15 janvier, la pêche au féra, à la truite et à l'omble chevalier est fermée. A lui tout seul, le travailleur pêche 25 tonnes par an, sur les 1000 tonnes pêchées par les professionnels et amateurs du lac Léman. 

Eric Jacquier est aussi un homme engagé : "Il est devenu complètement aberrant de manger des fraises au mois de décembre et de manger des perches polonaises sur le bord du lac Léman", déclare-t-il. C'est pour cela qu'il prone une pêche raisonnable et consciencieuse et qu'il invite les chefs étoilés sur son bateau pour attraper leur propre poisson. 

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