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[Tuerie de Chevaline] 3 mois après les faits, le point sur l'enquête

Eric Maillaud, le procureur de la République d'Annecy le 12 septembre 2012. / © France 3 Alpes
Eric Maillaud, le procureur de la République d'Annecy le 12 septembre 2012. / © France 3 Alpes

Le quadruple homicide de Chevaline a eu lieu le 5 septembre dernier. Depuis, l'enquête sur cette tuerie mobilise toujours une centaine de gendarmes et policiers. Presque trois mois après le drame, le point sur l'enquête avec le procureur d'Annecy, Eric Maillaud.

Par France 3 Alpes avec l'Agence France Presse

Depuis le 5 septembre, les enquêteurs travaillent sans relâche pour retrouver le tueur, envisageant toutes les pistes, un véritable travail de fourmi. Aujourd'hui, l'enquête sur la tuerie de Chevaline se tourne vers l'Irak, pays d'origine de trois des quatre victimes, avec l'envoi à Bagdad d'une commission rogatoire internationale, tandis que l'hypothèse d'un tireur fou reste aussi envisagée.
 

Les premières pistes envisagées


Le différend entre Saad al-Hilli et son frère Zaïd au sujet de l'héritage de leur père reste un des principaux axes de recherche. "Il y a intellectuellement un mobile envisageable" mais "il en faut davantage pour passer du mobile à la suspicion", estime le procureur de la République d'Annecy, Éric Maillaud.

La piste de la profession de Saad, ingénieur dans l'aéronautique et la défense, "ne donne rien mais on continue à creuser", ajoute le procureur.
 

L'oeuvre d'un tireur fou ?


Evoquée dès le mois de septembre, cette piste reste sérieusement envisagée. "A chaque fois qu'il y a un meurtre inexpliqué, on se demande toujours s'il n'y a pas un fou furieux qui se promène dans les parages", explique M. Maillaud.

Des investigations ont ainsi été menées dans des hôpitaux psychiatriques, associations tutélaires, clubs de tirs ou chez les chasseurs de la région. Il s'agit de savoir si une personne déséquilibrée psychologiquement n'a pas disparu au moment des faits.

"A chaque fois qu'il y a des noms qui sortent, il y a une enquête et un environnement qui est fait. Cela représente des semaines et des mois de travail", indique M. Maillaud.

Des commissions rogatoires internationales ont été adressées à la Suisse et à l'Italie afin que les polices de ces deux pays limitrophes avec la Haute-Savoie mènent des investigations similaires.

"Pour l'instant, on n'a rien trouvé de particulier mais c'est un travail de longue haleine", souligne le procureur d'Annecy.
 

Quelle arme a-t-elle été utilisée?


Le Luger P06, mentionné par plusieurs journalistes, est l'hypothèse privilégiée par les enquêteurs, selon des sources proches de l'enquête.

Cette arme de collection, de calibre 7,65 mm, est assez répandue en Haute-Savoie pour avoir été utilisée par l'armée suisse voisine.

Mais, ce n'est pas la seule arme envisagée car les 20 douilles récoltées sur place peuvent aussi avoir été tirées par d'autres armes.

"Tant qu'on n'a ni l'arme ni l'auteur, on ne peut pas dire quelle arme a été utilisée", souligne le procureur d'Annecy, qui refuse depuis le début de l'enquête de livrer la moindre information à ce sujet.

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