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Les ouvriers de la scop Fontanille ont repris le travail en Haute-Loire

Le combat de ces salariés du textile et la création d'une société coopérative de production ont sauvé 46 emplois. Aujourd'hui quel est l'état d'esprit et comment se passe cette reprise d'activité sous forme de SCOP ?
A Espaly-Saint-Marcel (43), Fontanille a repris son activité
A Espaly-Saint-Marcel (43), Fontanille a repris son activité
Depuis une semaine, les Fontanille ont remis l'ouvrage sur le métier, ils ont même déjà livré des clients et misent sur 4,5 millions d’euros de chiffre d’affaire pour l’an prochain, un chiffre  prudent et réaliste  selon le nouveau dirigeant Rolland Arnaud.
Les salariés de Fontanille ont repris le travail avec le sourire
Les salariés de Fontanille ont repris le travail avec le sourire
Le redémarrage se fait en douceur et surtout dans un état d'esprit différent pour les 46 salariés, actionnaires désormais de leur SCOP.
Ils sont conscients de leurs atouts : la liquidation judiciaire a effacé la dette de l’entreprise (dette de 6 millions d’euros), ils sont passés de 66 à 46 salariés et bien sûr, ils sont motivés : on travaille pour nous, disent-ils.
Les métiers sont relancés chez "les Fontanille"
Les métiers sont relancés chez "les Fontanille"
L’entreprise produit huit millions de mètres de ruban par an, 55% pour le médical et 45% pour la mode.
La Société Coopérative a conservé les clients de l'ancienne entreprise Fontanille, mais pour l’instant c'est un peu une période d'essai, à eux de répondre en matière de délai, de qualité. Ils ne sont pas encore à plein régime car ils attendent encore des matières premières et ont relancé les métiers avec ce qu’il restait. Ils devraient être livrés rapidement et se donnent six mois pour voir la viabilité économique de leur projet.

Christian Garnier est confiant dans l’avenir : On sent que les gens vont mieux, ça change beaucoup, on travaille pour nous et nous sommes capables d’évoluer affirme ce responsable de l’atelier enduction.
© Gérard Rivollier
La SCOP Fontanille sert aussi de  laboratoire pour le Gouvernement qui espère sauvegarder de 50 à 200 000 emplois en France en favorisant la reprise d’entreprise, notamment sous forme de SCOP comme l’avait souligné Benoît Hamon, ministre de l'économie sociale et solidaire, lors de sa visite aux Fontanille il y a deux semaines.
Cet exemple va servir de projet pilote pour réfléchir à une loi au printemps prochain sur les sociétés coopératives.

 

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