• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • DÉCOUVERTE
  • ECONOMIE
  • CULTURE
  • SPORT

Réaction des parents des deux jeunes filles disparues après leur rencontre avec le parquet

Camille (à gauche) et Geneviève (à droite)
Camille (à gauche) et Geneviève (à droite)

Camille et Geneviève ont disparu du Puy-en-Velay le 4 décembre. Jeudi la justice a confirmé qu'elle ne s'opposait pas à la diffusion dans la presse nationale des photographies des deux jeunes filles que réclamait leurs parents.

Par Laurent Pastural

Les parents de Camille et Geneviève attendaient cette entrevue depuis plusieurs semaines. Michel et Dominique Lauran ainsi que Sylvie Euvrard ont été reçus pendant plus d'une heure jeudi  matin par la substitut du procureur au Puy-en-Velay. Une entrevue qui a notamment permis de lever un quiproquo. Comme cela se fait pour l'alerte enlèvement, les parents demandaient la diffusion au niveau national des photos des deux jeunes filles disparues depuis le 4 décembre. Pour la justice, c'est déjà le cas puisque l'avis de recherche est dans tous les commissariats et gendarmeries. De plus, le parquet ne s'oppose pas à la publication de ces photos dans la presse nationale.
A l'issue de cet entretien ils ont répondu aux questions d'Ilioné Schultz du bureau de France 3 Auvergne au Puy-en-Velay


France 3 Auvergne  : Qu’avez-vous demandé au parquet ?
Michel Lauran : Il y a eu un petit malentendu, le parquet pensait qu’on voulait le déclenchement d’une alerte enlèvement, alors qu’on voulait juste que nos photos soient diffusées le plus largement possible.

Êtes-vous satisfait de l’entrevue ?
M.L : Oui, je pense qu’on a été entendu, on en fait jamais assez pour retrouver nos enfants, mais on a quand même l’impression qu’ils font tout ce qui est en leur possible pour retrouver nos enfants…

L’enquête avance ?
Ils vérifient toutes les pistes, et ils vont nous tenir au courant de l’enquête maintenant.
ça va prendre du temps sans doute, mais il faut que les enquêteurs fassent leur travail correctement…
Tant que ça n’a pas été vérifié, on est dans le flou car on se sait pas si ces pistes sont valables.

Qu’allez-vous faire de votre côté ?
M.L : On va continuer à faire en sorte que les photos soient diffusés pour faire en sorte que la pression ne retombe pas.

Vous avez une idée sur la raison de leur fuite ?
M.L : Non, on se torture l’esprit pour savoir pourquoi ..
Dominique Lauran : On pourrait demander qu’est-ce que l’adolescence ?
Sylvie Euvrard : C’est la psychologie de l’adolescence, on peut pas l’expliquer, même pour des psychologues c’est difficile.
Beaucoup de choses ont pu rentrer en jeu, des influences sur internet… On ne sait pas.
Pour nous tous, c’était la surprise la plus totale.
Tout ce que je peux dire, c’est qu’un enfant qui fait une fugue, c’est un enfant en souffrance, une victime.

Quel message vous souhaitez leur faire passer ?
Sylvie Euvrard : On veut leur dire : «  revenez vite, en bonne santé, on veut vous serrer dans nos bras, on ne vit plus… »

A quoi ressemble votre quotidien ?
Sylvie Euvrard : Plus de sommeil, de la fatigue, mais bon, à partir du moment où on a été entendu, on est un peu soulagé et puis surtout on se sent soutenu alors qu’avant c’était pas le cas…On va être un peu plus serein à partir de maintenant.
Dominique Lauran : Avoir un interlocuteur ça nous aidera, car quand on ne sait pas à qui poser les questions, ce qu’on doit faire…
On a plus les mêmes notions de temps, de ce qu’est la vie, on est bouffé par notre chagrin, un interlocuteur c’est bien, c’est reposant, ça peut calmer nos colères. C’est un soutien légal, on est entendu au moins…

A lire aussi

Sur le même sujet

Une station de recherche sur la foudre à Saint-Privat-d'Allier (43)

Les + Lus