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Nouvelle manifestation de soutien et sursis pour Baby et Népal

Mercredi 2 janvier 2013 devant la préfecture de Lyon / © France3 Lyon
Mercredi 2 janvier 2013 devant la préfecture de Lyon / © France3 Lyon

Une manifestation de soutien était organisée ce mercredi 2 janvier 2013, à la mi-journée, alors que 'un juge lyonnais a donné raison au préfet du Rhône qui veut euthanasier les deux éléphantes pour cause de tuberculose.

Par Isabelle Gonzalez

Une cinquantaine de personnes se sont donc rassemblée devant la préfecture du Rhône. A l'appel de l'association des circophiles de France, elles ont demandé à ce que Baby et Népal, les deux éléphantes du parc de la Tête d'Or, soient épargnées. Une délégation a été reçue par le chef de cabinet du préfet Carenco et par le directeur départemental de la protection de la population. Daniel Rivat, président de l'association Cirquexpo, a pu participer à cette réunion lors de laquelle il a réclamé "une contre-expertise médicale qui seule pourra déterminer l'urgence à euthanasier ces éléphantes. D'autres solutions sont proposées, comme le déplacement de ces éléphantes dans un lieu où il est possible de les soigner donc nous ne comprenons absolument pas cette histoire d'euthanasie."
Face à cette demande, "le collaborateur du préfet est resté muet. Il déclare que l'euthanasie est une mesure d'urgence sans avoir de réponse sur la contre-expertise. On ne comprend pas pourquoi."
Manifestation de soutien et sursis pour Baby et Népal
Nouvelle manifestation de soutien ce mercredi 2 janvier 2013 devant les grilles de la préfecture du Rhône

Rappels des faits
Baby et Népal, deux éléphantes prêtées par le cirque Pinder en 1999 au parc de la Tête d’Or de Lyon, devraient bientôt être euthanasiées. Au nom du principe de précaution. Elles seraient atteintes de la tuberculose. Le 11 décembre, la préfecture du Rhône, appuyée par le juge des référés du tribunal administratif de Lyon, a ordonné l’euthanasie des deux éléphantes. Malgré une pétition qui a recueilli plus de 70 000 signatures, une requête de grâce présidentielle formulée par Gilbert Edelstein, patron du cirque Pinder, la condamnation à mort plane toujours au-dessus des trompes des deux mastodontes. Les mammifères devraient être euthanasiés avant le 10 janvier, soit trente jours après la signature de l’arrêté préfectoral.
Cette décision, contestée par de nombreuses personnes et dénoncées par différents médias, mobilise depuis plusieurs semaines, ce mercredi 2 janvier 2013 l'association "Circophiles de France" appelle à son tour à manifester à Lyon à 12h30.

Le directeur du cirque Pinder crie au complot

Baby et Népal sont-elles les victimes collatérales d’un complot contre un patron de cirque un peu trop grande gueule? C’est ce que Gilbert Edelstein avance pour leur défense. Le directeur du cirque Pinder, qui a déposé un recours en cassation devant le Conseil d’État contre l’ordonnance du tribunal administratif, assure qu’il a "la preuve du complot par le maire de Lyon, son adjoint et la direction du parc de la Tête d’Or".
La preuve? "Les résultats qui affirment que mes éléphantes sont porteuses du bacille de la tuberculose ont été falsifiés, tonne-t-il. Et si mes éléphantes avaient la tuberculose, pourquoi n’ont-ils pas immédiatement averti l’Institut de veille sanitaire?" Le président du Syndicat national du cirque a son explication. "Ils veulent se débarrasser de mes éléphantes pour faire de la place. Une autorité indépendante, comme le ministère de l’Agriculture ou de l’Environnement, devrait prendre cette affaire en charge."
Brigitte Bardot en a appelé vendredi à Stéphane Le Foll. Le ministre de l’Agriculture a déclaré depuis que  "L’arrêté préfectoral du 11 décembre, validé par une décision de justice, sera appliqué. Nous y sommes tenus", explique-t-on au cabinet du ministre.

Bonne nouvelle toutefois pour les défenseurs des animaux puisque le directeur de cabinet du préfet de Lyon  a laissé entendre "que tant que la décision du Conseil d'Etat n'est pas connue, les éléphantes resteront en vie.

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