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Les élus de Rhône-Alpes en commentateurs de l'affaire Cahuzac

L'ancien ministre du Budget, accusé par Médiapart de détenir un compte non déclaré en Suisse, a avoué mardi 2 avril l'existence de ce compte, dont il niait jusqu'à présent l'existence. Sur Twitter, certains élus rhônalpins n'y vont pas de main morte.  
Jérôme Cahuzac a été exclu du parti Socialiste ce mercredi.
Jérôme Cahuzac a été exclu du parti Socialiste ce mercredi. © KENZO TRIBOUILLARD / AFP
Les aveux de Jérôme Cahuzac, ancien ministre du Budget ont provoqué une immense onde de choc. Depuis mardi, les politiques de tout bords y vont de leurs commentaires. Pour tous, ce mensonge est inacceptable.


À droite


Damien Abad, député UMP de l'Ain, a condamné sur son compte Twitter "la faute morale mais aussi financière de M.Cahuzac, qui jette le discrédit sur toute la classe politique".

De son côté Pierre Berrat, conseiller régional Rhône-Alpes, n'a pas fait de commentaires personnels. Il s'est contenté de citer les déclarations de ses collègues de parti, notamment celle d'Aurore Bergé, qui déclare : "Soit ils savaient et ont couvert un mensonge d'État soit ils ne savaient pas et c'est de l'amateurisme."

Nora Berra, quant à elle, ironise sur la "République irréprochable" promise par François Hollande lors de sa campagne présidentielle. Lionel Tardy, député de Haute-Savoie, choisit également ce registre.

À gauche


Du côté du parti Socialiste, c'est la stupéfaction et la déception, à l'image de Jean Louis Gagnaire, député de la Loire.
Najat Belkacem, la porte-parole du gouvernement a choisi de valoriser le travail des journalistes et de la justice : "nous sommes fiers de laisser une presse libre enquêter librement".
L'adjoint au Maire de Saint-Etienne, Florent Pigeon, parle d'une "gauche meurtrie" et fait référence à "une différence essentielle". Un tacle probable à la droite, qui n'a pas hésité à remettre en cause le travail de la justice lors de la mise en examen de Nicolas Sarkozy.
À gauche du PS, Armand Creus, conseiller régional Rhône-Alpes pour le Front de Gauche, reprend des propos de Jérôme Cahuzac à propos de Jean-Luc Mélenchon et parle de "Booomerang" :
D'autres élus choisissent d'exprimer leur avis avec plus de lyrisme, comme Jean-François Debat, maire de Bourg-en-Bresse et vice-président de la Région Rhône-Alpes.

Jérôme Cahuzac risque une peine d'emprisonnement de cinq ans et une amende de 375.000 euros pour le blanchiment de fraude fiscale. 
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