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La piste de l'accident s'amenuise dans la disparition de Fiona

Malgré une centaine de militaires du 92e régiment d'infanterie, les recherches ne donnent toujours rien pour tenter de retrouver Fiona
Malgré une centaine de militaires du 92e régiment d'infanterie, les recherches ne donnent toujours rien pour tenter de retrouver Fiona

Au lendemain de la disparition de la fillette de cinq ans dans le parc Montjuzet à Clermont-Ferrand, toujours aucune trace de Fiona malgré les recherches. Mais il n'y a pas pour l'instant d'information avérée sur l'existence d'un enlèvement d'où le recours à un simple "appel à témoins".

Par France 3 Auvergne avec AFP

Pas d'alerte enlèvement
La police de Clermont-Ferrand a lancé lundi un appel à témoins au lendemain de la disparition de Fiona, une fillette blonde de cinq ans, dans le parc Montjuzet, à nouveau ratissé sans succès dans la matinée par plus d'une centaine d'hommes. "On a passé au peigne fin le parc dans ses moindres recoins et on n'a pas trouvé Fiona", a déclaré au cours d'une conférence de presse le procureur de la République à Clermont-Ferrand, Pierre Sennès, évoquant le "lourd dispositif policier" mis en place depuis dimanche soir dans ce parc escarpé de 26 hectares. Pour le magistrat, " l'hypothèse selon laquelle elle pourrait encore se trouver dans le parc s'amenuise ". C'est pourquoi "nous re-déployons de manière intensive les investigations à l'extérieur
du parc".
L'appel à témoins a pour but de trouver des témoignages de personnes pouvant faire évoluer l'enquête.
Le procureur de Clermont a laissé entendre que la piste de l'accident s'amenuisait en raison des recherches vaines.
"Toutes les hypothèses sont retenues", a-t-il souligné, précisant qu'il n'y avait pas pour l'instant "d'information avérée sur l'existence d'un enlèvement", d'où le recours à un simple "appel à témoins" et non une "alerte enlèvement". 

Besoin de l'aide de la population
Dimanche après-midi, la mère de Fiona, enceinte de six mois de son nouveau compagnon, s'était assoupie un "bref instant" dans ce "parc très fréquenté à cette heure" alors que la fillette et sa petite soeur de deux ans et demi jouaient parmi d'autres enfants.
A son réveil, elle a constaté la disparition de sa fille et est partie à sa recherche pendant trois quarts d'heure, avant de se rendre au commissariat de police pour signaler sa disparition, car elle n'avait pas de portable. "Il n'y a pas de raisons de remettre en cause le témoignage de la mère", a déclaré le procureur.
Les recherches déclenchées le soir même n'ont rien donné.
Dans la soirée de dimanche, un hélicoptère de la gendarmerie de Lyon armé d'une caméra thermique avait exploré la zone jusqu'à 2H00 du matin. Dès lundi 7H00, une centaine de militaires du 92e régiment d'infanterie de Clermont ont repris les recherches, en vain, dans le parc Montjuzet.

"On ne néglige aucune piste et on a vraiment besoin de l'aide de la population pour retrouver Fiona", a renchéri de son côté, le commissaire divisionnaire Marc Fernandez. L'enquête est menée par la sûreté départementale associée à la police judiciaire de Clermont. 
"Toute personne qui a vu Fiona entre 17H00 et 21H00 est priée de prendre contact avec les services de police au 04.63.05.22.21 ou au 07.77.97.08.59", a déclaré le commandant Fernandez.

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Les recherches après la disparition de Fiona
Les premières réactions de Pierre Sennès, Procureur de la république et de Marc Fernandez, commissaire divisionnaire après la disparition de la petite Fiona. Ces réactions ont été recueillies par Christian Lamorelle et Frédéric Cuvier


"De nombreuses auditions de témoins" ont débuté au commissariat de Clermont-Ferrand.
Le père de  Fiona a pour sa part été entendu vers minuit par les enquêteurs. Il s'est brièvement rendu lundi matin dans le parc où il s'est rapidement entretenu avec le maire de la ville, Serge Godard, selon un correspondant de l'AFP sur place.
"Tout le monde est sous le choc", a précisé à l'AFP M. Godard, "l'inquiétude se
lit sur tous les visages". Selon lui, il n'y avait "jamais eu de problème de sécurité
dans le parc".

Conditions de l'alerte enlèvement

L'alerte ne pourra être déclenchée que si les quatre critères suivants sont tous réunis 

- il doit s'agir d'un enlèvement avéré, et non d'une simple disparition, même inquiétante ;
- la vie ou l'intégrité physique de la victime doit être en danger ;
- le procureur de la République est en possession éléments d'informations dont la diffusion peut permettre de localiser l'enfant ou le suspect ;
- la victime doit être mineure.

Chaque fois que cela est possible, les parents de la victime devront donner leur accord au déclenchement du plan « alerte enlèvement ».

C'est au Procureur de la République de déclencher l'Alerte, en concertation avec les enquêteurs.

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