Au lendemain du premier sacre européen du RC Toulon, vainqueur 16 à 15 de l'ASM Clermont Auvergne en finale de la H Cup à Dublin, la presse s'étonne de l'issue de la rencontre. Pour beaucoup d'observateurs, la défaite clermontoise est incompréhensible, et pourtant...
"Et d'un coup les –ici, ici, c'est Toulon !- se sont élevés dans l'Aviva Stadium" écrit David Opoczynski dans Le Parisien. S'il y a bien une chose sur laquelle, dans son ensemble, la presse est unanime dimanche matin, c'est sur l'improbable défaite clermontoise en finale de la coupe d'Europe de rugby. Tous les observateurs se demandent comment le favori a pu laisser à ce point filer la titre et rester en rade face à Toulon (16-15).
© La Montagne, 19/05/2013
© Le Parisien, 19/05/2013
"Toulon est renversant" d'après Stéphane Colineau (JDD) et a réussi un "hold-up façon petit Chicago" face à "la plus belle cylindrée européenne du moment". Quelques lignes plus loin, il souligne le travail des Toulonnais qui ne se sont jamais avoués vaincus. "Quelle est la part de hasard quand le même genre de succès, fait de ténacité et de discipline, se répète en quart de finale (Leicester), en demi (Saracens) puis en finale de la même compétition ?" s'interroge-t-il.
© Le Journal du Dimanche, 19/05/2013
Dans Rugbyrama, Julian Vicente rend à César ce qui lui appartient : "une discipline rigoureuse, du combat autour des rucks et un Jonny Wilkinson à 100% (encore une fois!), il n'en fallait pas plus à Toulon pour devenir champion d'Europe".
Le mot de la fin, c'est à Pierre Bourduge qu'il revient. Dans les colonnes de La Montagne, il se demande comment on peut "aimer ce jeu où le meilleur est loin d'être certain de l'emporter, où l'on peut avoir les plus belles statistiques du monde, posséder le ballon deux fois plus que l'adversaire, occuper son territoire pendant 75% du temps et, finalement, s'incliner par la fameuse –plus faible des marges-". Pierre, c'est justement pour cela qu'on l'aime !