Alors que le procès du meurtrier présumé d'Agnès Marin doit s'ouvrir mardi matin à 9h, la session d'assises de Haute-Loire a débuté lundi après-midi par la révision de la liste des jurés au tribunal du Puy-en-Velay.

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Pour cette première séance "technique" comme l'a qualifiée le président de la cour, Matthieu M. n'était pas présent dans la salle d'audience, pas plus que les différentes parties civiles. En revanche, trente-cinq personnes avaient été convoquées après avoir été tirées au sort sur les listes électorales de la Haute-Loire dans la perspective de la constitution du jury.

Durant une heure, chacune d'entre elles a été appelée pour vérifier nom, date de naissance, domicile et profession. Celles et ceux qui le souhaitaient ont également pu présenter une demande de dispense (médicale ou professionnelle) pour ne pas être présent le lendemain au moment du tirage au sort. Des "demandes plus nombreuses que prévues" a précisé le président de la cour d'assises rappelant qu'elles ne pourraient pas être toutes satisfaites. "Vous n'avez pas tous envie d'être là, il y a la pression, les journalistes, a-t-il ajouté, mais la cour d'assises a besoin de citoyens pour juger".

Après un petit quart d'heure de suspension de séance, le temps de statuer sur les demandes de dispense, l'audience a repris. Mardi matin, à 9h, c'est finalement parmi une liste de vingt-cinq noms que les six jurés seront tirés au sort.

"Séance de formation accélérée"

Pour les vingt-cinq personnes retenues (majoritairement des femmes), la journée s'est poursuivie sans la présence la presse par "une formation accélérée". Un film présentant la cour d'assises et le rôle d'un jury leur a été présenté puis ils ont pu discuter avec des magistrats pour enlever des doutes et comprendre ce qu'on attendait d'eux. Enfin, puisque qu'en qualité de "juge, on peut être amené à prononcer des peines d'emprisonnement", leur a expliqué le président de la cour, une visite de la maison d'arrêt du Puy-en-Velay était également au programme (mais sans caractère obligatoire).

Rappel

Matthieu M. qui comparait à partir du mardi 18 juin est mis en accusation pour :
  • Viol avec usage d'une arme (fait commis le 1er août 2010 dans le Gard)
  • Viol commis sur mineur de 15 ans (fait commis le 16 novembre 2011 au Chambon-sur-Lignon)
  • Meurtre avec préméditation, sur mineur de 15 ans et précédé, accompagné ou suivi d'un autre crime
Le procès s'achèvera le vendredi 28 juin. Près de soixante-dix témoins seront appelés à la barre durant les débats.