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C'est le cirque au Festival des Illustrateurs à Moulins

Le Hall de l'Hotel du département est devenu un cortège de roulottes, l'oeuvre de l'illustrateur scénographe Michel Boucher / © Valérie Mathieu
Le Hall de l'Hotel du département est devenu un cortège de roulottes, l'oeuvre de l'illustrateur scénographe Michel Boucher / © Valérie Mathieu

Le festival des Illustrateurs ouvre ses portes dans différents lieux de la ville. Un festival très axé sur le cirque avec des artistes comme Lorenzo Mattotti et une rétrospective de Roberto Innocenti  qui montre qu'on peut raconter beaucoup de choses aux enfants par le dessin, même les plus graves.

Par Richard Beaune

Michel Boucher, illustrateur a été choisi cette année pour mettre en scène les illustrateurs qui font le festival pour cette deuxième édition. Après 10 mois de travail, l'ambitieux bonhomme a réussi à faire entrer 4 roulottes dans le hall de l'Hôtel du département à Moulins. Quel Cirque! Des clowns et jongleurs de Lionel Koechlin aux dompteurs de François Roca, le festival des illustrateurs nous embarque dans un cortège burlesque. A l'Hôtel du département sont réunis quatre artistes que le Cirque a beaucoup inspiré. Pourquoi le cirque? Pour faire écho à l'exposition qui a lieu en ce moment au Centre National du Costume de Scène consacrée au costumes du cirque.

De Lorenzo Mattotti à Roberto Innocenti

Du coup, en roulotte, on prend le temps d'admirer le paysage et forcément on s'arrête sur le Pinocchio de Lorenzo Mattotti, un pantin qui a hanté tout sa vie cet illustrateur et qui voyage dans une Toscane complètement imaginaire.
Pinocchio selon Lorenzo Mattotti / © Valérie Mathieu
Pinocchio selon Lorenzo Mattotti / © Valérie Mathieu


Du Pinocchio de Mattotti à celui de Roberto Inocenti, il n'y a qu'une rue à traverser: l'illustrateur qui investit le musée de l'illustration jeunesse revisite le conte de Carlo Collodi. Dans une Florence du XIXe, c'est un Pinocchio plus grave qu'Inocenti raconte. car raconter la vérité aux enfants aussi grave soit-elle, c'est la marque de fabrique d'Innocenti. Dans Roses Blanches, il dessine l'oppression nazie et les camps de concentration: "Ces illustrations, je les imaginé pour ma fille de 5 ans en étant convaincu qu'il faut que les enfants sachent comment les choses se sont passées. C'est grave et ce n'est pas possible de cacher la vérité aux enfants."
Dans "Roses Blanches", Roberto Innocenti raconte l'oppression nazie et les camps. / © Valérie Mathieu
Dans "Roses Blanches", Roberto Innocenti raconte l'oppression nazie et les camps. / © Valérie Mathieu

Non loin d'Inocenti, Christian Lacroix dévoile aussi ses talents d'illustrateurs. Ils sont 12 à découvrir jsuqu'au 6 octobre, et le programme est détaillé sur le site du festival.

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Le festival des Illustrateurs à Moulins

 

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