Le tireur d'Ally prend dix-huit mois fermes

Entre l'église et l'école d'Ally, petite commune de 150 habitants, la maison sur laquelle un homme armé a tiré, jeudi 27 mars vers huit heures du matin. / © Gérard Rivollier
Entre l'église et l'école d'Ally, petite commune de 150 habitants, la maison sur laquelle un homme armé a tiré, jeudi 27 mars vers huit heures du matin. / © Gérard Rivollier

Le 27 mars dernier, la tranquille commune d'Ally (43) a connu la panique. Au matin, un homme armé avait tiré plusieurs coups de feu en plein centre bourg juste avant la rentrée de l'école. Le tribunal du Puy l'a condamné le 26 mai à deux ans de prison dont six mois avec sursis.

Par France 3 Auvergne

Deux ans de prison dont six mois avec sursis, c’est donc la condamnation prononcée lundi 26 mai par le tribunal correctionnel du Puy-en-Velay à l’encontre du tireur jaloux d’Ally.
En mars dernier, cet homme de trente-huit ans avait tiré plusieurs coups de feu sur une maison du village de Haute-Loire où sa compagne était partie rejoindre un autre garçon.

Un règlement de comptes amoureux était à l'origine des faits.
D'après les témoignages de voisins, tout avait commencé un peu avant huit heures du matin jeudi 27 mars. Dans ce petit bourg de 150 habitants, plus connu pour ses éoliennes que pour ses faits divers, une voiture blanche a troublé la tranquillité des lieux en faisant plusieurs fois le tour du village à vive allure. Elle s'est ensuite arrêtée devant une maison située entre l'église et l'école du village. Le conducteur a pénêtré dans la maison, brisé deux portes puis une fois ressorti, il a utilisé un pistolet 22 long rifle pour tirer plusieurs coups de feu en direction de la façade et de la fenêtre de la maison.

Dans cette maison se trouvaient trois personnes : un enseignant d'une cinquantaine d'année, son fils et la compagne de celui-ci. Par chance personne n'a été blessé ni dans la maison, ni à l'extérieur.
La jeune femme était l'ex-concubine du tireur qui ne supportait plus la séparation. L'expertise psychiatrique le décrit comme "jaloux, possessif et d'une grande impulsivité sous condition alcoolique"

L'homme en question était déjà connu de la justice et avoue "une passion pour les armes".
Le tribunal le maintient en détention et assortit sa peine d'une obligation de soins, de l'interdiction d'entrer en contact avec les victimes et de détenir et porter une arme pendant cinq ans.

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