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Les chantiers d'insertion : toutes les conditions réunies pour retrouver un emploi

En Auvergne, 70 structures d’insertion tentent de réunir les meilleures conditions pour favoriser le retour à l’emploi de bénéficiaires des minimas sociaux.
A Arronnes, dans l’Allier, les Jardins de Cocagne emploient une quarante personnes, autour de l’agriculture biologique.

Ouvert en 2011 pour la pose des premières serres, le chantier d’insertion (ou entreprise socio apprenante) Les Jardins de Cocagne permet à une quarantaine de personnes de travailler dans des champs consacrés à l’agriculture biologique. Elles ont entre 18 et 60 ans, ont quitté trop tôt les bancs de l’école, perdu leur emploi sans en retrouver par la suite, ou sont simplement en quête de reconversion. Grâce à ce dispositif, elles ont un contrat de 26 heures par semaine, durant lesquelles elles cultivent la terre et travaillent avec des accompagnateurs pour définir leur projet professionnel, et engager différentes démarches pour le mettre en œuvre.
Fanny, par exemple, a longtemps travaillé dans la vente par téléphone à Nice. Après un an de chômage, elle a découvert ce chantier d’insertion et signé un contrat en avril dernier.
Pour elle, c’est sa motivation qui lui a permis d’intégrer ce programme. En quatre mois, elle n’a rien perdu de son enthousiasme.

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Fanny, en quête de reconversion dans ce chantier d'insertion

Son projet : travailler dans la puériculture. Rien à voir avec l’agriculture, mais les chantiers d’insertion ne jouent pas le rôle de centres de formation. Ils permettent à leurs employés de réapprendre les rythmes de travail, la ponctualité et les contraintes horaires ; mais aussi le travail d’équipe, ou encore le savoir-être en entreprise. L’objectif, à l’issue de ces contrats qui peuvent durer jusqu’à 24 mois : obtenir un certificat de qualification professionnelle (CQP). Pour Pascal Grand, délégué régional de l’association Chantier Ecole, ce certificat atteste des compétences acquises par les employés de ces structures d’insertion, et prouve l’utilité de ces dispositifs aux futurs employeurs.

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Pascal grand, délégué régional du réseau Chantier école

En Auvergne, les différentes structures d’insertion s’articulent autour de secteurs très variés, tels que l’entretien d’espaces verts, la restauration, le bâtiment, mais aussi la coutellerie pour un atelier touristique à Thiers, la mécanique avec différents garages sociaux, la couture, ou encore le travail en bibliothèques. Pour la plupart de ces chantiers, l’idée d’une utilité sociale et d’une responsabilité environnementale reste primordiale.
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