Argentine : Premières auditions des témoins de l'accident d'hélicoptères

Les auditions ont débuté en Argentine après l'accident d'hélicoptères dans lequel ont péri 10 personnes dont 3 champions français et un cameraman lyonnais. La justice argentine a accepté la venue de gendarmes francais. Les experts du Bureau enquête accidents sont déjà à pied d'oeuvre.

Des rescapés de l'accident de tournage de l'émission "Dropped", qui a coûté la vie à 10 personnes, dont trois stars du sport français, ont commencé à témoigner jeudi devant le juge chargé de l'enquête, tandis que 5 gendarmes étaient attendus en Argentine.
 
Une trentaine de Français, des membres de l'équipe de tournage de la maison de production ALP et le nageur Alain Bernard, le patineur Philippe Candeloro, la cycliste Jeannie Longo et la snowboardeuse Anne-Flore Marxer, sont confinés dans leur hôtel de Villa Union, à 30 km du lieu de l'accident, où ils attendent le feu vert des autorités judiciaires argentines pour regagner la France.Le magistrat connaît leur désir de partir mais, interrogé par l'AFP, il prévoit qu'ils ne pourront "pas quitter la région avant (vendredi soir)".

"J'ai envie d'apporter mon témoignage pour l'enquête et basta. Envie de rentrer.Et j'ai envie d'aller voir les parents de Camille Muffat", a déclaré Alain Bernard, champion olympique du 100 m nage libre en 2008. Alain Bernard a dit à l'AFP vivre "un mauvais cauchemar", évoquant "un accident aussi con et tragique qu'un autre".

Cinq gendarmes français devaient arriver dans la journée en Argentine pour participer à l'enquête sur la collision en vol lundi de deux hélicoptères, dans lesquels ont péri, outre la nageuse Camille Muffat, la navigatrice Florence Arthaud et le boxeur Alexis Vastine, cinq membres français de l'équipe de tournage dont le cameraman lyonnais Brice Guilbert et les deux pilotes argentins.

Parmi les gendarmes, trois experts légistes de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie (IRCGN), service spécialisé notamment dans l'identification de victimes de catastrophes, vont prêter main forte aux légistes argentins.Les corps calcinés étant méconnaissables, il faudra des tests ADN ou des données dentaires pour identifier les victimes.

A La Rioja, capitale de la province éponyme, l'autopsie des corps n'avait pas débuté jeudi matin, les experts argentins attendant leurs homologues français, selon un légiste argentin.

Sur le lieu du crash, à Villa Castelli, des experts aéronautiques français du Bureau enquête analyse (BEA), du motoriste Turbomeca et d'Eurocopter, arrivés mercredi soir, ont commencé à démanteler les carcasses calcinées des hélicoptères.

Pour beaucoup d'experts aéronautiques, une erreur de pilotage serait à l'origine du drame. Les deux hélicoptères, des Écureuils de facture récente (2010), volaient à proximité à faible altitude.

Mercredi soir, la grande famille du sport s'est retrouvée à l'Insep à Paris pour rendre hommage aux champions français victimes de l'accident :