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L'ASM à la reconquête d'un titre...et de Clermont

La place de Jaude, à Clermont-Ferrand, où des dizaines de milliers de supporters de l'ASM sont attendus samedi soir pour assister devant un écran géant à la finale du Top 14.
La place de Jaude, à Clermont-Ferrand, où des dizaines de milliers de supporters de l'ASM sont attendus samedi soir pour assister devant un écran géant à la finale du Top 14.

Alors que l'ASM retrouve le Stade Français, samedi, au Stade de France, en finale du Top 14, Clermont-Ferrand n'a jamais paru aussi peu s'intéresser au sort de son équipe. Au moins en apparence. Ici, trop souvent le rêve a laissé place à la désillusion.

Par Stéphane Moccozet

En déambulant dans les rues de Clermont-Ferrand, on a peine à croire que l'équipe locale s'apprête à disputer une finale de championnat de France de rugby. On a connu, au cours des précédents exercices, une ville plus animée, plus colorée, alors que l'ASM s'engageait dans un ultime combat pour un trophée.

Si le titre national en 2010 avait enfin récompensé des années d'attente, les deux nouvelles finales perdues, en 2013 et 2015, sur la scène européenne ont, semble-t-il, sérieusement refroidi les ardeurs de la Yellow Army. A Clermont, quand les Jaunards vont en finale, on est content mais on ne s'emballe plus. Jeudi matin, une commerçante de la rue Blatin, au cœur de la ville, disait son étonnement face à ce manque évident d'engouement, "j'ai failli oublier qu'ils jouaient samedi".

Et ce ne sont pas les récentes déclarations du président de l'ASM qui vont faire monter la fièvre samedi soir, elles auraient plutôt tendance à attiser le feu de la colère. A l'AFP, Eric de Cromières a rappelé que "nos spectateurs ont beaucoup de chances d'avoir un club comme le nôtre, ils pourraient être à Brive, Perpignan ou encore à La Rochelle". Les supporters clermontois, mais aussi des équipes citées, ont vivement réagi sur les réseaux sociaux à cette sortie, si ce n'est méprisante, tout au moins maladroite. Pour Birdie, c'est une "déchirure totale de la com". Le compte Twitter de Boucherie Ovalie s'en remet aux faits : Brive, c'est une coupe d'Europe, et Perpignan, sept Brennus. Et un supporter toulonnais de rappeler que Patrick Sébastien avait lui-même "un plus gros palmarès" qu'Eric de Cromières.




Interrogé, là encore sur le réseau social, par un supporter catalan, le président de l'USAP, François Rivière, a réagi à la déclaration de son homologue clermontois ou s'est plutôt bien gardé de le faire : "dans la vie, il est des fois ou il vaut mieux se taire..., très fier d'être Président de l'Usap, avec des supporters formidables", a-t-il ainsi écrit en guise de réponse.

Samedi, pour sa première finale de Top 14 depuis 2010 et le gain de son unique titre de championne de France, l'ASM va retrouver le Stade Français (et ses 13 boucliers). Si la régularité clermontoise de ces dernières années en fait un favori logique, les deux dernières prestations parisiennes n'invitent pas à l'euphorie et encore moins à la quiétude au pied des volcans. Samedi, l'ASM doit non seulement conquérir le Brennus pour étoffer son palmarès et gratifier d'un titre une saison sportive qui l'a vue atteindre deux finales, mais elle doit aussi calmer l'ire d'une partie de sa Yellow Army, contrariée par les déclarations présidentielles et par cette étiquette de "loser" dont on l'affuble à nouveau. Samedi, l'ASM doit tout simplement reconquérir Clermont.

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