Affaire Lelandais : deux arrêts très importants rendus aujourd'hui par la justice

© Marion Feutry - France 3 Alpes.
© Marion Feutry - France 3 Alpes.

Ce jeudi 31 octobre la justice va rendre 2 arrêts très importants dans l'affaire Lelandais, au sujet de 2 requêtes en annulation déposées par son avocat à la chambre d'instruction de la Cour d'Appel de Grenoble. Le premier concerne l'expertise psychologique, le second le témoignage du co-détenu. 

Par TD

C'est une matinée d'attente difficile qui s'annonce pour les avocats et les familles, car les deux arrêts qui vont être rendus pourraient changer beaucoup de choses. Si la justice donnait raison à maître Jakubowicz sur l'annulation du témoignage du co-détenu de Nordahl Lelandais à Saint-Quentin-Fallavier, il ne serait plus possible d'évoquer les possibles confidences de ce dernier. Or d'après cet homme en effet, Lelandais aurait avoué le viol de la petite Maëlys. 
 

Si l'annulation de l'expertise psychologique était elle aussi décidée, comme le souhaite l'avocat de Lelandais, le dossier serait privé bel et bien de nombreux éléments destinés à comprendre la personnalité complexe du maître-chien, son parcours, son histoire, sa façon de fonctionner, l'image qu'il a de lui-même, sa relation fusionnelle avec ses chiens, auxquels il s'identifiait...   

En juin dernier, maître Jakubowicz avait déjà formulé une requête pour demander une contre-expertise psychiatrique. Elle avait été rejetée. 

Si la justice annulait à présent l'expertise psychologique et le témoignage, ces éléments seraient retirés du dossier et ne pourraient en aucun cas être examinés par une Cour d'Assises. 

Cette étape importante intervient alors que les parents de Maëlys souhaitent la requalification en assassinat. Une demande a été déposée en ce sens auprès du magistrat instructeur début octobre. 
 

Le meurtrier présumé de la fillette de 9 ans avait avoué l'avoir emmenée en voiture puis l'avoir "involontairement" tuée à Pont-de-Beauvoisin. 

"Lelandais l'a obligée à monter dans sa voiture", sinon elle ne l'aurait jamais fait, avait affirmé le père de Maëlys, Joachim de Araujo, dans un entretien au "Parisien" toujours en octobre. Si la demande de requalification était retenue, Lelandais serait exposé à une peine plus lourde : la réclusion criminelle à perpétuité. 
 

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