Dans l'Ain, les grands électeurs en colère contre la préfecture après l'organisation des sénatoriales de dimanche

Une longue file d'attente dans le froid et sous la pluie : dimanche 27 septembre 1.860 grands électeurs sont allés voter à la préfecture de Bourg-en-Bresse mais l'organisation de ce vote provoque quelques remous dans le contexte sanitaire actuel.

Dimanche 27 septembre, 1.860 grands électeurs se sont déplacés pour aller voter à la Préfecture de l'Ain pour élire les 6 sénateurs du département. Mais l'organisation de ce scrutin a provoqué quelques remous avec une longue file sous la pluie et dans la cour intérieure, chacun restant très près des autres.
 

 
Auparavant le vote avait lieu dans la salle privée Ainterexpo. Mais le préfet précédent a préféré organiser ce vote "dans un terrain neutre" selon la Préfecture.

"La salle Ainterexpo était libre, quand-même on n'est pas à 4.000 euros près, on aurait pu avoir un lieu pour attendre" nous confie un des électeurs qui préfère rester anonyme. "On ne va pas polémiquer trop longtemps non plus, il n'y a pas mort d'homme quand-même" reconnaît-il. 

D'autres élus s'inquiètent du risque sanitaire en ayant été en contact "rapproché" les uns des autres selon eux.
 

Une grosse affluence le matin

Les 3 bureaux de vote étaient ouverts dès 8h30 le matin. 70% des élus sont venus dès le matin, jusqu'à 10h30.

La Préfecture regrette donc un "manque de confort" et tient à apporter quelques précisions: "Ce qui est préconisé en général c'est un bureau pour 1.000 électeurs. Là, on a visé plus large avec le contexte du covid. Le gros flux du matin a provoqué une file d'attente dans la cour et à l'extérieur. Les mesures barrières étaient  difficiles à respecter par tous. Mais le port du masque était bien respecté. Après la matinée, les flux étaient plus fluides. Certains sont allés au café en face pour attendre tranquillement. Dans les salons il y avait un nombre limité de personnes par mètre carré et des flèches en amont pour pouvoir s'orienter à l'avance."

La préfecture a proposé aux élus une organisation différente cette année avec des créneaux horaires en fonction des origines géographiques. Mais "un vote ne s'organise pas comme cela. C'est du matin jusqu'au soir, et nous venons quand nous le pouvons. Une telle organisation aurait demandé des cars et des convois, avec un risque sanitaire évident ou des tentatives de pressions" nous confie un des grands électeurs.
 
 

"On aurait dû se dispatcher un peu plus"



Stéphane Trompille, député LREM de l'Ain, a lui aussi voté en attendant son tour malgré la pluie et le froid.

Mais il veut dédramatiser la polémique. "Je comprends les difficultés des deux côtés, y compris les craintes sanitaires des autres élus" nous dit-il. "J'ai fait comme tout le monde et je suis arrivé à 9h30, j'ai pu voter à 11h30. Mais je me mets aussi à la place de nos concitoyens, qui ne se plaignent pas quand ils vont voter eux-aussi sous la pluie. Peut-être qu'on aurait dû se dispatcher un peu plus dans la cour, il y avait de la place autour de nous."

Il précise également que des masques de remplacement ont été proposés par les agents de la préfecture, pour remplacer ceux des élus qui étaient mouillés, et donc rendus inefficaces par la pluie.
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