Ain. Coronavirus : il revendait des masques aux dates de péremption périmés depuis 2014

La gendarmerie de l'Ain a mis fin à l'escroquerie d'une personne qui profitait de l'épidémie de coronavirus pour écouler un stock important de masques périmés et falsifiés. L'individu a été immédiatement placé en garde à vue, la marchandise et l'argent ont été saisis.
L'escroc a été découvert avec 181 cartons aux dates de péremption falsifiées contenant 90 500 masques, mais également une forte somme d'argent liquide en sa possession.
L'escroc a été découvert avec 181 cartons aux dates de péremption falsifiées contenant 90 500 masques, mais également une forte somme d'argent liquide en sa possession. © CRÉDITLOIC VENANCE / AFP
Les gendarmes de l'Ain ont mis la main sur un individu qui profitait de la "psychose" de l'épidémie de coronavirus pour écouler des quantités très importantes de masques de protection aux dates de péremption périmées et falsifiées. C'est suite à une minutieuse enquête, qui prend sa source dans le département de Haute-Garonne, que les gendarmes ont pu mettre fin à cette escroquerie. L'individu a été placé en garde à vue, la marchandise et l'argent ont été saisis.

Tout commence par une plainte déposée à la brigade de recherche de Muret, en Haute-Garonne, pour des faits "d'escroquerie "et de "cession ou vente d'équipement de travail ou moyen de protection individuelle non conforme aux règles techniques ou de certification."

Le plaignant est spécialisé dans la fabrication d'uniformes, de tenues et autres équipements de sécurité. Il explique "que c'est une tierce personne qui l'a prévenu que des masques de protection de type FFP2, estampillés à son nom, étaient proposés à la vente sur un site de vente entre particuliers très connu.
C'est sans surprise, après consultation du site, que le plaignant reconnaît ses masques et qu'il explique "qu'ils font partis d'un lot fabriqué en 2009 et surtout périmé en 2014." Les boîtes ont donc été falsifiées au niveau des dates de péremption pour en permettre la vente.

Le vendeur est alors contacté et un accord est donc passé pour l'achat de 90 000 masques soit 70 000 euros. Le rendez-vous est fixé au lendemain, dans une habitation située sur une commune proche de Bourg-en-Bresse dans l'Ain, pour finaliser la transaction.

Mais lorsque le vendeur se présente, il se retrouve face à un dispositif mis en place par les gendarmes de l'Ain. L'escroc est en possession de 181 cartons aux dates de péremption falsifiées contenant 90 500 masques, mais également d'une forte somme d'argent liquide.

L'individu a été immédiatement placé en garde à vue, la marchandise et l'argent ont été saisis.
L'enquête en cours montre que des quantités considérables de masques du même type ont été vendues depuis le début de l'épidémie du coronavirus sur le territoire français, mais aussi à destination de certains pays d'Asie. 
Les investigations se poursuivent.
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
police société sécurité coronavirus/covid-19 santé