Coronavirus. Un film plastique antimicrobien fabriqué à Oyonnax (Ain)

La crise sanitaire a ouvert la voie à de nombreuses trouvailles pour lutter contre le coronavirus. Elle a aussi permis d'accélérer des projets industriels. A Oyonnax (Ain), la société "Gergonne" a travaillé avec des chercheurs toulousains pour mettre au point un film plastique antimicrobien.

Un film plastique antimicrobien apposé sur la table d'un restaurant d'Oyonnax (Ain).
Un film plastique antimicrobien apposé sur la table d'un restaurant d'Oyonnax (Ain). © Franck Grassaud

Il a fallu une crise. Il a fallu une rencontre aussi... et "Coversafe" est né, entre Toulouse et Oyonnax. "Pylote", spécialiste de la chimie verte en Haute-Garonne, et "Gergonne", fabricant de rubans adhésifs dans la Plastics Vallée, viennent de lancer un film plastique doté d'une technologie de protection naturelle antimicrobienne. Un pas dans la lutte contre les coronavirus et les bactéries résistantes.

Les premières livraisons ont eu lieu chez des clients très divers: une école, un restaurant, une entreprise de thérapie génique, des sous-traitants du monde médical et même un centre nautique... Pour tous, le film répond à des problématiques de sécurité et d'hygiène. 

On l'a ainsi posé sur des tables (réunion, restauration, bureaux), des comptoirs/guichets, des poignées de porte, des interrupteurs, des rampes d'escalier, des barres de maintien, des terminaux de paiements. Il ne présente aucun risque pour les utilisateurs, y compris les enfants en bas âge.

Ce plastique exerce notamment une action de décontamination microbienne immédiate, stable, et permanente pendant au moins 4 ans, sans perte d'efficacité. 

Reportage Franck Grassaud et Béatrice Tardy

Ain. Un film plastique antimicrobien

 

Des applications tous azimuts

"Pylote" a travaillé 10 ans pour créer ce bouclier. La base est faite de microsphères minérales en céramique qui agissent comme un catalyseur provoquant une décontamination des surfaces. Il a ensuite fallu l'intégrer dans la masse plastique, ce que "Gergonne" a réussi en 6 semaines. 

Selon le PDG de "Pylote", Loïc Marchin, la trouvaille est "adaptée aux espaces de vie en général, comme les crèches, les écoles, les commerces, les entreprises, les administrations, les salles blanches, les hôpitaux ou les Ehpad". Pour lui, l'innovation permet de "maîtriser le risque de transmission des virus et des bactéries et de jouer un rôle actif dans la lutte contre cette pandémie du Covid-19".

 

Dans l'usine Gergonne où le plastique antimicrobien est fabriqué.
Dans l'usine Gergonne où le plastique antimicrobien est fabriqué. © Franck Grassaud


Bertrand et Charles Gergonne, dirigeants de "Gergonne Industrie", sont de leur côté très fiers de participer à cette aventure.

 

"Notre premier contact avec les équipes de 'Pylote' remonte à la mi-avril, nous avons travaillé ensemble d'arrache-pied pour mettre au point un produit réellement unique. Nous sommes fiers d'utiliser une technologie
française révolutionnaire et d'y associer le très fort savoir-faire de nos équipes dans le domaine des solutions adhésives."

 

Au cours des 10 années de développement, la technologie a été testée avec succès dans l'industrie alimentaire, la santé, l'industrie ou la cosmétique.
 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
santé société coronavirus industrie économie
l’actualité de votre région, dans votre boîte mail
Recevez tous les jours les principales informations de votre région, en vous inscrivant à notre newsletter