Défilé de mode de seconde main : la Croix-Rouge milite pour des achats solidaires et écoresponsables

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Longtemps jugé tabou, le marché de l'occasion fait aujourd'hui les beaux jours de la mode vestimentaire. La Croix-Rouge l'a bien compris en ouvrant des "vestiboutiques" et en organisant même des défilés comme à Reyrieux dans l'Ain. ©Franck Grassaud, Bénédicte Millaud / FTV

Longtemps jugé tabou, le marché de l'occasion fait aujourd'hui les beaux jours de la mode ! A tel point que les associations caritatives en tirent profit. La Croix-Rouge, par exemple, l'a bien compris en ouvrant des "vestiboutiques" et en organisant même des défilés. Exemple à Reyrieux, à une trentaine de kilomètres de Lyon.

La seconde main a aussi ses défilés, une fashion week version fripes ! Le lundi 23 octobre, un spectacle était ainsi organisé à Reyrieux, dans le département de l'Ain, par la Croix-Rouge "Porte de la Dombes". Objectif : défendre des achats écoresponsables et solidaires et récupérer de l'argent pour l'aide alimentaire. 

Mannequins amateurs sapés comme jamais

En coulisses, et avant de monter sur scène, tout le monde s'affaire autour de portants bien garnis. "Franchement, ce sont des vêtements qui ont l'air tout neuf, surtout n'hésitez pas !", lance Alizée Bidaut. Miss Rhône-Alpes 2023 est venue jouer les mannequins pour ce défilé différent où l'on ne porte que des vêtements d'occasion.    

Chacun est étonné de la qualité et des prix pratiqués : 6 euros pour un blouson avec petite fourrure sur la capuche. "C'est chic quand même comme manteau, n'est-ce pas ?", s'exclame une autre mannequin amateur, tandis qu'un jeune homme avoue que la séance d'essayage lui a donné "l'envie d'acheter".

Toutes les tenues portées proviennent de la vestiboutique de la Croix-Rouge à Jassans-Riottier. Il s'agit de dons, méthodiquement triés avant d'être revendus quelques euros.

"Lorsque nous recevons les vêtements, on détaille tout, explique Edith Ollier, la présidente de l'Union Locae de la Croix-Rouge. On regarde les manches, on regarde si c'est bouloché, et si ça l'est, on ne garde pas. On ne garde vraiment que de la qualité."

On essaye d'avoir le "must".

Edith Ollier, Croix-Rouge de l'Ain

Acte solidaire et écoresponsable

Les vestiboutiques existent depuis une dizaine d'années déjà. Au début, elles étaient réservées aux personnes vraiment très en difficulté. Ensuite, la Croix-Rouge a décidé de les ouvrir à tous. "À partir de ce moment-là, on a fait des petits prix pour que ce soit accessible à une majorité. Et l'argent récolté sert ensuite à l'aide alimentaire." En clair, ces ventes de vêtements de seconde main donnent un coup de pouce à l'association caritative afin de répondre à la première urgence.

Dans la boutique, les bénévoles ont fait de l'écoresponsabilité leur meilleur argument de vente. "Arrêter d'acheter, d'acheter, de surconsommer, utiliser ce qui existe déjà", c'est le crédo d'Odile Balayé. "D'où l'importance de trier et de mettre en valeur ces dons vestimentaires pour qu'ils soient réutilisables."

S'habiller avec du "déjà porté" n'est plus une honte. Le marché de la seconde main est une vraie tendance, un acte militant.

Durant le défilé, Miss Rhône-Alpes a d'ailleurs avoué qu'elle souhaitait se composer un trousseau d'occasion pour Miss France.  

Un défilé de mode réservé à la seconde main n'étonne donc plus personne. Le public est acquis. "Y'a vraiment de jolies pièces (...) c'est pas n'importe quoi, et y'a de la marque", insiste une habituée. "Avec mes amis, on adore faire les friperies, c'est comme si on faisait du shopping en ville", confie un jeune spectateur de 17 ans, fan de mode.

Désormais, la seconde main prend aussi la lumière.

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