Le label "Viande des pays de l'Ain" récompensé par un trophée, pour promouvoir la viande locale

Après un an d'existence, l'association d'éleveurs "Viande des pays de l'Ain" a été récompensée par un trophée de l'agriculture. Le label permet de vendre une viande locale, avec une meilleure rémunération pour les éleveurs. 

Le label "Viande des pays de l'Ain" a été récompensé par un trophée de l'Agriculture mercredi 16 septembre. Après 1 an d'existence, il permet de vendre plus cher une viande 100% locale, pour mieux rémunérer les éleveurs.
Le label "Viande des pays de l'Ain" a été récompensé par un trophée de l'Agriculture mercredi 16 septembre. Après 1 an d'existence, il permet de vendre plus cher une viande 100% locale, pour mieux rémunérer les éleveurs. © FTV
La "Viande des pays de l'Ain" a été récompensée par un trophée de l'agriculture en catégorie Agriculture innovante pour l'environnement, une véritable reconnaissance pour la profession et cette association qui assure la promotion d'une viande locale avec une meilleure rémunération des éleveurs.

Le label est né il y a un an, sous la houlette d'une association d'éleveurs du département, dont Fabienne Fixot.
 

"Elles sont nourries à l'herbe"

Ses vaches sont toutes nées, élevées et abattues dans le département. La production est donc 100% locale, et le cahier des charges bien précis.

► Fabienne Fixot: "Elles sont nourries à l'herbe. En hiver, elles sont nourries à l'ensilage d'herbe et au foin uniquement. Elles ont en plus de la farine, faite par nos soins, de la farine méteil."

Le méteil est un mélange de céréales. Pour l'alimentation humaine, il s'agit traditionnellement d'un mélange de blé et seigle. Pour l'alimentation des animaux, il est réalisé en associant une ou plusieurs céréales, telles que le blé, le seigle, l'avoine ou le triticale, avec des légumineuses comme le pois fourrager, la vesce, la féverole etc. 
 

Un prix plus élevé

Avec ce label, Fabienne peut vendre son bovin plus cher, à savoir 5,17€ le kilo, contre environ 4 euros sur le marché conventionnel.
Ce prix est fixé par la profession et garanti par l'association. Il doit couvrir la totalité des coûts de production, et permettre à l'éleveuse de se verser un salaire.
 
► Fabienne Fixot: "J'ai ouvert la facture, on va pas se le cacher, j'ai fait ouah, ça c'est un bol d'air. Financièrement, ça ramène un souffle à l'exploitation, et ça nous ramène de la trésorerie. Aujourd'hui, si on ne rentre pas dans des filières comme celle-ci, on vendrait nos animaux à perte. On n'est pas aux coûts de production, donc on les valorise bien moins que le prix qu'ils valent réellement."
 

"Manger meilleur"

Près d'une centaine d'agriculteurs ont rejoint l'association. La viande est vendue à la découpe, dans les grandes surfaces où les clients l'achètent en moyenne 10% plus chère que la viande conventionnelle.

"Moi je préfère en manger moins, mais en manger de meilleure, même si c'est plus cher" nous affirme un client.

"C'est de la qualité, et puis ce sont des petits producteurs de notre région, donc on sait ce qu'il y a dedans" nous confirme une autre cliente habituée du rayon boucherie.
 

Un rendement encore insuffisant

En un an, la "viande des pays de l'Ain" a écoulé 22 tonnes de boeuf. Un rendement encore insuffisant pour faire vivre l'ensemble des éleveurs du département. Mais la marque compte bien se développer davantage dans les prochaines années. 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
alimentation société