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Air cocaïne : le procureur requiert le maintien en détention de B.Odos

Bruno Odos, l'un des deux pilotes impliqués dans l'affaire Air Cocaïne, est arrivé mardi matin à Marseille, pour y être entendu par la juge d'instruction en charge de cette affaire en France.Le procureur a requis son maintien en détention . 
 
Soupçonné d'être impliqué dans ce vaste trafic de drogue transatlantique, M. Odos est arrivé peu avant 09H00 au palais de justice de Marseille, à l'arrière d'une voiture de gendarmerie, dissimulant son visage derrière une veste.Le pilote "s'est expliqué toute la journée" devant les juges d'instruction, clamant son innocence "avec la plus grande vigueur et la plus grande fermeté", a relaté son avocat Me Jean Reinhart.

A 19H00, l'audition avait pris fin mais M. Odos attendait toujours la décision du juge des libertés et de la détention, le parquet ayant requis son placement
en détention provisoire.



De curieux précédents


Pascal Fauret et Bruno Odos étaient les pilotes d'un Falcon 50 intercepté en mars 2013 à l'aéroport de Punta Cana à bord duquel se trouvaient deux autres passagers,les Français Nicolas Pisapia et Alain Castany.A bord de l'avion, affrété par une société de location, SN-THS, basée à Bron (Rhône), se trouvaient 680 kg de cocaïne répartis dans 26 valises, selon les autorités dominicaines.

Dans le volet français de l'enquête, dès janvier 2013, les gendarmes avaient été alertés de "comportements suspects" de passagers d'un Falcon 50 ayant atterri un mois plus tôt à Saint-Tropez. Le 9 décembre 2012, un douanier en poste à Toulon, soupçonné aujourd'hui de complicité, était allé accueillir l'avion, avec à son bord Pascal Fauret, Bruno Odos et Nicolas Pisapia. Il avait fait entrer sur le tarmac deux véhicules qui avaient emporté dix valises déchargées de l'appareil.Selon l'enquête, deux autres déchargements identiques avaient eu lieu en 2012 et un autre était prévu le 18 mars 2013.

Un homme d'affaires, Franck Colin, a reconnu avoir affrété l'avion et a été placé en détention. Également incarcérés, les deux patrons de la SN-THS, ont depuis étélibérés sous contrôle judiciaire.Au cours de l'enquête Air Cocaïne, la juge s'était penchée de manière incidente sur trois vols affrétés auprès de SN-THS pour le compte de l'ancien président,Nicolas Sarkozy, par la société de son ami Stéphane Courbit.

Selon le Journal du dimanche, la juge avait par ailleurs demandé la géolocalisation du téléphone de M. Sarkozy et les factures détaillées de ses communications. L'avocat de M. Sarkozy, Me Thierry Herzog a demandé "des explications". Ce volet de l'enquête sur un éventuel abus de biens sociaux a, depuis, été transféré au parquet financier à Paris. 
 
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